SUR L’ART DES MINES. 3 6 9proportion que pour fon pays, Sc les autres nations neIbnt pas obligées de les accepter ; mais pour les y enga-ger, il faut donner un titre réglé, en raifon de la valeurcourante de l’or Sc de l’argent ; Sc fi par raifon de com-merce qui leur donne l’avantage fur nous, ils ne veulentrecevoir notre argent que comme billon, ou marchan-dée brute, il réfultera que les négocians ne perdront pastant fur le cours du change.
§• 53*
Comme l’or & l’argent varient, non-feulement eu égardaux autres marchandifes, mais encore en raifon de la pro-portion commune de l’or même , il eft aifé de concevoirque l’or Sc l’argent, dans leur valeur intrinfeque, doiventVarier l’un contre l’autre. Nous avons vu ces métaux plus■ou moins circuler dans le commerce, fuivant les circonf-tances , Sc différer la valeur intrinlèque de leur propor-tion. Il a fallu dans ce cas, régler la proportion du titredans la monnoie ,&ona été obligé de leur donner uneautre proportion de valeur de l’un à l’autre : mais depuisque la valeur de l’or a augmenté lur celle de l’argent,on a étéelpèces.
§• 54 ’
On tire plufieurs conféquences de ces principe* fonda-mentaux, qui doivent avoir lieu dans une monnoie bienTome II, A a a
obligé d’augmenter le cours du change des