SUR L’ART DES MINES. 387combien le traitement en eft délicat, 8c exige une fagelenteur 8c une attention fcrupuleufe, à ration ou de lacaufè ou du degré qui font inconnus, ou du tempsqui s’eft écoulé entre l’accident 8c l’application desfecours.
S’agit-il des Noyés, il s’en eft vu qui ont été rappellésa la vie par la chaleur d’une peau de mouton, dans la-quelle on les a enveloppés , par la chaleur d’ur^bon feu ,d’un bain de cendres ou d’eau, ou de fumier échauffé ,ou par la chaleur du lit, du foleil : on a réuffi à enfauver d’autres, en étendant le corps fur le pavé froid,& en faifant tomber de haut 8c par jet, de l’eau froidefhr les membres.
C’efl bien là un de ces cas dont Hippocrate difoit,en commençant fes Aphorifmes, que l’expérience ejltrompeuje , & le jugement difficile. Ne pourroit - il pasarriver que le lit bien baffiné , le tas de fumier fuffent,dans quelques occafions , plutôt dangereux qu’effica-ces 1 La première impreffion du chaud 8c du froid ,décidée avantageufè, fon application continue ne pour-roit-'elle pas être nuifible ? Ces queftions toutes nues ,font affez voir combien il feroit important de chercherl’explication des différents fuccès obtenus par des moyenstout-à-fait oppofés.
Quoiqu’il y ait une différence grande & réelle entre1 évanouidèment profond, appelié Syncope, 8c laLipo-thimie ? qui n’en eft qu’un premier degré ,8c 1 AJphyxie
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