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qui confirme l’état des Noyés & des Suffoqués; ce quile pratique très-ordinairement dans le premier degré quel’on fait être très-fréquent, mérite ici une attention par-ticulière.
La fueur 8c la tranfpiration infenfible, condenfées.par le froid, font répandues en gouttes fur toute l’habi-tude extérieure du corps ; F idée ne vient point alors deréchauffer ; le fecours eft tout oppoféon court à l’eaufraîche, on en jette fur le vifage de la perfonne évanouie..Qu’en réfulte-t-il? le malade fe ranime fur le chample mouvement du cœur fe rétabiifiant, détermine dansle fujet une agitation précipitée, une efpèce de fecoufleautomatique, peut être comparable à celle que l’enfantqui vient au monde éprouve en éternuant.
Quelques obfèrvations apprennent les heureux fuccèsde fimmerfîon fubite des Léthargiques dans l’eau froide.
S’il y avoit fur cet objet un parti à prendre dans cetembarras , le plus sûr , ou qui préfènteroit moins d’in-convénients , feroit de recourir aux friélions sèches, quin’éveillent pas tumultueufement la chaleur naturelle.
Dans le cas où l’on jugeroit néceffaire de réchaufferle corps du malade, il feroit encore de la plus grandeconféquence de bien faire attention à la différence de lafaifon dans laquelle il s’agiroit d’employer ce moyen.
Il paroît plus que raifonnable de penfer qu’il eft destemps où, la chaleur donneroit une exclufion abfolue &ce moyen, & qu’il feroit plutôt néceffaire de longer a