92 L’INVERS ABLE,
ter de ne m’être pas éloigné du but que je me seisproposé. Si j’ai trop bonne opinion de moi à cetégard, je choisis un Juge respectable qui me con-damnera immanquablement en cas que saiedonné dans le faux , ou qui m’encouragera si j’airéussi.
Le premier défaut, Sc un des plus essentielsaux Voitures à quatre roues, est la petitesse donton fait les roues de devant : Sc cela par plusieursraisons, qu’il faut déduire. i°. Le frottement dumoyeu contre sailli eu est plus ou moins fréquent,selon qu’elies íont plus ou moins petites ; ce quiles uíe très promptement. A force de frapper
près-à-près Sc souvent fur le pavé ou íur un ter-rein dur Sc inégal, ces fréquents chocs en cor-rompent la circonférence, Sc les équariísent parendroits : ce qui les rend très rudes Sc fatigantes- pour les hommes Sc pour les chevaux. i°. De trèspetits obstacles, que les roues de derriere franchi-ront aisément, font très difficiles à surmonter auxpetites roues. Une orniere un peu profonde lesengloutit, Sc bientôt le moyeu laboure : il faut decontinuels efforts de la part des chevaux pour ve-nir à bout de franchir toutes ces difficultés, quel-quefois même on ne peut les surmonter sens ajou-ter d’autres chevaux. Il y a des Pays où la terres’attache aux roues & remplit les petites, de façonqu’elles ne peuvent plus tourner : auíïî ne seuroit-on se servir dans ces Pays que de Voitures à deuxroues. 3 0 . Les petites roues tenant í’avant-train