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Histoire moderne et histoire contemporaine / Paul Maillefer
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ÉPOQUE I)i'. LA REFORMATION

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sur laffût dun canon, à cinquante pas dun poste enne-mi. Le lendemain, les assaillants reprirent lattaque.Mais au plus fort de la mêlée, on vit déboucher les sol-dais de la république de Venise, alliée de la France ence moment. Les Confédérés durent abandonner le champde bataille. Ils se replièrent en bon ordre et regagnè-rent leurs montagnes. Mais la défaite de Marignan leuravait porté un coup sensible ; elle brisa leur puissancemilitaire. Dès lors les Suisses se contentèrent de servircomme mercenaires dans les armées des grandes puis-sances: ils renoncèrent à jouer un rôle important dansla politique européenne.

François I er , qui appréciait leur vaillance et désiraitsen faire des alliés, se hâta de conclure avec eux la Paixperpétuelle. Moyennant 700 000 écus payés aux cantons,il obtenait la permission de lever régulièrement desmercenaires suisses.

La victoire de Marignan mit fin à la Sainte-Ligue ;J nies II était mort deux ans auparavant ; son successeurLéon X lit la paix avec la France. François I er garda leMilanais, mais pour quelques années seulement.

CHAPITRE IV

Lnüc entre la France et la maisondAutriche (Espagne).

§ 14. Rivalité entre François I er et Charles-Quint.La rivalité entre la France et lEspagne éclata dès queces deux nations furent arrivées à lunité politique etcherchèrent à sétendre au détriment de leurs voisines.Elle se manifesta dans la lutte pour la possession delItalie. Mais elle revêtit bientôt un caractère beaucoupplus violent, lorsque deux princes également énergi-