ÉPOQUE I)i'. LA REFORMATION
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sur l’affût d’un canon, à cinquante pas d’un poste enne-mi. Le lendemain, les assaillants reprirent l’attaque.Mais au plus fort de la mêlée, on vit déboucher les sol-dais de la république de Venise, alliée de la France ence moment. Les Confédérés durent abandonner le champde bataille. Ils se replièrent en bon ordre et regagnè-rent leurs montagnes. Mais la défaite de Marignan leuravait porté un coup sensible ; elle brisa leur puissancemilitaire. Dès lors les Suisses se contentèrent de servircomme mercenaires dans les armées des grandes puis-sances: ils renoncèrent à jouer un rôle important dansla politique européenne.
François I er , qui appréciait leur vaillance et désiraits’en faire des alliés, se hâta de conclure avec eux la Paixperpétuelle. Moyennant 700 000 écus payés aux cantons,il obtenait la permission de lever régulièrement desmercenaires suisses.
La victoire de Marignan mit fin à la Sainte-Ligue ;J nies II était mort deux ans auparavant ; son successeurLéon X lit la paix avec la France. François I er garda leMilanais, mais pour quelques années seulement.
CHAPITRE IV
Lnüc entre la France et la maisond’Autriche (Espagne).
§ 14. Rivalité entre François I er et Charles-Quint. —La rivalité entre la France et l’Espagne éclata dès queces deux nations furent arrivées à l’unité politique etcherchèrent à s’étendre au détriment de leurs voisines.Elle se manifesta dans la lutte pour la possession del’Italie. Mais elle revêtit bientôt un caractère beaucoupplus violent, lorsque deux princes également énergi-