LA MONARCHIE ABSOLUE
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de la banque, et les actions s’enlevèrent avec frénésie.Elles montèrent dans des proportions fabuleuses, de500 à 20 000 livres.
Mais on ne trouva point d’or à la Louisiane ; lestitres ne rapportaient rien ; ceux qui les possédaientprirent peur et vendirent à tout prix.
La banque ne put rembourser et ellesombra dans une banqueroute dé-sastreuse. Les particuliers firent despertes énormes, tandis que quelquesspéculateurs avaientgagnéd’immensesfortunes.
La politique extérieure ; hostilitéscontre l’Espagne, la quadruple alliance.
— La politique extérieure ne fut pasbeaucoup plusglorieuse ; l’àbbéDubois,ancien précepteur du duc d’Orléans,la dirigeait 1 : il se laissa corromprepar l’Angleterre et subordonna lapolitique française aux intérêts bri-tanniques.
La seconde épouse de Philippe V,
Elisabeth de Parme, femme intriganteet ambitieuse, et son favori Albhroni, Italien de nais-sance obscure qui avait réussi à devenir premierministre d’Espagne, rêvaient de rendre à ce pays lesprovinces que lui avait enlevées la paix d’Utrecht. A ceteffet upe conjuration, suscitée par l’ambassadeurd’Espagne à Paris, devait renverser le régent.
En même temps, une flotte espagnole attaquait la Sar-daigne et la Sicile. Alors l’Angleterre, la France, l’Em-pereur et la Hollande conclurent la quadruple alliance,afin de maintenir le statu quo. La flotte espagnolefut détruite dans la Méditerranée par les amiraux anglais ; ■
1 « Tous les vices, la perfidie, l’avarice, la débauche, l’ambitioncombattaient en lui à qui demeurerait le maître. » (Saint-Simon.)
Fig. 35. — Costumerégence.