LA MONARCHIE ABSOLUE
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tagne. Mais malgré son amour de la tranquillité, il neput empêcher la France de participerà la guerre de succession de Pologne.
§ 72. La guerre de succession de Po-logne et le traité de Vienne (1738). — Laguerre de succession de Pologne eutaussi un caractère général ; toute l’Eu-rope centrale y fut intéressée. A la mortd’Auguste II de Saxe, la majorité desnobles polonais proclama StanislasLksczinski, l’ancien favori de Char-les XII, détrôné par Auguste et devenu,dans la suite, beau-père de Louis XV.
Mais une autre fraction de l’aristocratie,soutenue par le tsar et l’Autriche, pro- Pi(/ _ Dignitaireclama Auguste III, fils d’Auguste II. La de la courguerre éclata et devint bientôt europé- de Ltmis xv 'enne. La France, l’Espagne et la Sardaigne soutinrentStanislas contre la Saxe, l’Autriche et la Russie.
Cette guerre nuisit surtout à l’Autriche. Ses posses-sions italiennes furent envahies ; ses troupes furentbattues sur le Rhin. D’autre part, Fleury n’envoya àStanislas que des secours insuffisants, 2000 hommes entout, qui attaquèrent héroïquement 70000 Russes àDantzig; leur chef fut tué et ils furent faits prisonniers.Après des péripéties diverses, les belligérants finirent parsigner le traité de Vienne (1738). Stanislas Lesczinskirenonçait à la Pologne ; il recevait en revanche le duchéde Lorraine qui, après sa mort, devait être réuni à laFrance. Le duc de Lorraine, François-Etienne (épouxde Marie-Thérèse), reçut le duché de Toscane L L’Au-triche renonçait à Naples et à la Sicile en faveur de labranche cadette des Rourbons’d’Espagne. Elle recevaiten revanche Parme et Plaisance.
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1 Les llédicis s’étaient éteints en 1737.