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HISTOIRE GÉNÉRALE
celles-ci furent battues dans trois rencontres succes-sives, tandis que la brillante victoire de Fontenoy livraitles Pays-Bas à la France.
Alors Marie-Thérèse traita définitivement avec le roide Prusse et, par le traité de Dresde, lui reconnut lapossession de la Silésie. Le roi se retira de la coalition(1745). Sur ces entrefaites, Charles VII était mort;son fils avait renoncé à la couronne impériale. Fran-çois de Lorraine (Toscane), époux de Marie-Thérèse,se faisait couronner empereur sous le nom de Fran-çois I er .
La France reste seule. Paix d’Aix-la-Chapelle (1748). —La France se trouvait ainsi isolée ; elle remporta en-core, il est vrai, quelques succès. Le Maréchal de Saxeacheva d’envahir les Pays-Bas autrichiens 1 . Soutenu parla France, Charles-Edouard, fils du prétendant JacquesIII Stuart, fit une descente en Ecosse et pénétra enAngletere. Mais ce succès fut éphémère ; le fils duprétendant fut battu à Culloden (1746). Sur mer et enInde, la lutte entre la France et l’Angleterre se pour-suivit longtemps sans amener de résultat décisif.
A la fin, les puissances lassées signèrent le traitéd ’Aix-la-Chapelle. On se rendait les conquêtes faites depart et d’autre ; mais la Prusse gardait la Silésie. L’Au-triche cédait Parme et Plaisance aux Bourbons d’Espa-gne. La France, qui avait supporté la plus grande partiedu poids de la guerre, en sortait les mains vides 2 (1748).
§75. La guerre de Sept Ans (1756-1763). Le renverse-ment des alliances. — Marie-Thérèse ne voulait pas serésoudre à la perte de la Silésie ; elle ne pouvait, disait-on, voir un Silésien sans verser des larmes ; mais ellene se sentait pas assez forte pour entreprendre seule
1 A la suite de la bataille de Raucoux (1746).
2 « Louis XV avait voulu, disait-il, traiter en roi et non en mar-chand, aimant mieux être trompé que de tromper lui-même. » EnFrance, on disait : « Bête comme la paix ».