HISTOIRE CONTEMPORAINE
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que plus rien n’arrêtait, se concentraient sur Paris. Lespremières y arrivaient le 19 septembre, et bientôt la capi-tale était investie. Guillaume I er et les organisateurs dela victoire, Bismarck, Roon, Moltke établissaient leurquartier général à Versailles. Comme l’Autriche aprèsSadowa, la France devait, semblait-il, s’avouer vaincue.
Aussi des négociations avaient-elles été entamées
Fig. 67 — Bataille de Sedan.
[' | Français.
Allemands.
(à Ferrières) entre Bismarck et Favre. La Prusse récla-mait trois milliards et Strasbourg b Mais ces prétentionsparurent exagérées ; la France se refusait à toute ces-sion de territoire. La guerre continua.
La situation était désespérée ; toutes les forteresses del’est avaient succombé : Strasbourg était prise 2 (27 sep-tembre) ; Bazaine livrait Metz avec 187 000 hommes(27 octobre) 3 . Le cercle de fer et de feu se resserrait
1 Bismarck réclamait pour l’Allemagne Strasbourg, la « clé de samaison ». Favre dit que la France « ne céderait ni un pouce de sonterritoire, ni une pierre de ses forteresses ».
2 Général français Uhrieh, général allemand Werder.
3 II fut condamné à mort, en 1873, et sa peine commuée en vingtans de détention ; il réussit à s’échapper et finit ses jours enEspagne.