HISTOIRE CONTEMPORAINE
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tint tête héroïquement, dans une série de combats', à desforces supérieures, mais elle échoua néanmoins dansses tentatives pour délivrer la capitale. La bataille de Saint-Quentin (19 janvier 1871) tourna à son désavantage.
Défaite de l’armée de l’Est. — Enfin l’armée de l’Est 2avait pour tâche de se placer entre les Prussiens et lafrontière du Rhin, et d’intercepter leurs communica-tions avec l’Allemagne. Ce plan grandiose, exécutéavec des forces insuffisantes, au milieu d’un hiver ter-rible, échoua pitoyablement. Les Allemands réussirentà investir Belfort (3 novembre) : les opérations tentéespar les Français pour délivrer la place n’eurent aucunsuccès. Ceux-ci se battirent vigoureusement à Viller-sexel 3 (9 janvier 1871), mais leurs attaques sur la Lisaine(Iléricourt, 15-17 janvier) se brisèrent contre la résis-tance prussienne ; ils se replièrent en désordre surBesançon. Des renforts allemands 4 accoururent, réus-sirent à couper la retraite de l’armée de l’Est, et l’accu-lèrent contre la frontière suisse, où elle chercha unrefuge (1-3 février 1871). 80 000 Français posèrent lesarmes et furent internés en Suisse 5 . Après une résistancevaleureuse, la ville de Belfort 6 se rendit; l’héroïsme deses défenseurs leur valut de pouvoir se retirer avec leshonneurs de la guerre.
Défense et reddition de Paris. — De leur côté, les Pari-siens, pendant un siège de quatre mois, faisaient preuved’endurance et d’héroïsme. Mais, pas plus que lesefforts tentés de l’extérieur les sorties de la garnison deParis ne réussirent à briser les lignes allemandes. Lestroupes d’investissement, fortes de 240000 hommes,étaient solidement établies dans leurs positions ;
* Amiens (27 novembre), Bapaume (8 janvier).
2 Généraux Bourbaki, puis Glinchant; l’armée de l’Est était ren-forcée par des volontaires conduits par Garibaldi.
3 Général allemand Werder.
4 Général Manteuffel.
5 Général suisse Ilerzog.
0 Colonel Denfert-Rochereau.