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Histoire moderne et histoire contemporaine / Paul Maillefer
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HISTOIRE GÉNÉRALE

§ 476. La Commune, tentative de révolution socialiste. La France nétait cependant pas au bout de ses mal-heurs. A peine la guerre étrangère avait-elle pris finque la guerre civile éclata. Beaucoup de patriotes fran-çais nadmettaient pas la défaite. Pour eux, elle étaitdue à la trahison. A Paris, la foule des mécontents detoute espèce avait grossi pendant le siège. Cétait spé-cialement la populace des quartiers de Belleville, deMontmartre et de la Villette qui sagitait. La gardenationale, dans sa majorité, blâmait les actes du gou-vernement et désirait sa chute. Les comités révolution-naires, très actifs depuis la fin du siège, profitèrent decet état des esprits, et le firent servir à une tentativede révolution sociale.

Le 18 mars 1871, lorsque les troupes du gouverne-ment voulurent semparer des canons que lon avaittransportés à Montmartre, linsurrection socialiste éclata.Les gardes nationaux repoussèrent les soldats de lar-mée régulière. Bientôt toute la ville tomba au pouvoirdes révoltés : ils installèrent un gouvernement provi-soire à lHôtel de Ville. Le gouvernement de Thiers seretira à Versailles.

Les insurgés, maîtres de Paris, y établirent lerègne de la Commune, basé sur les principes socia-listes. Ils organisèrent une armée ; ils pourvurent auxdépenses de leur administration en pillant les églises,en mettant la main sur loctroi de Paris, et en contrai-gnant la Banque de France à des prêts importants. Ilsarrêtèrent en qualité dotages un certain nombre debourgeoisie président Bonjean, le républicain Chaudey,larchevêque de Paris et plusieurs prêtres).

Les insurgés espéraient que les autres villes sui-vraient lexemple de Paris, et que la France se trans-formerait bientôt en une confédération de Communessocialistes. Il nen fut rien. A part quelques troublesisolés, le pays resta fidèle au gouvernement.

Linsurrection vaincue. Ce dernier dut reprendre