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HISTOIRE GÉNÉRALE
citer la loi militaire (1904) qui établit pour tous lesFrançais le service militaire obligatoire de deux ans.Mais surtout la troisième République a pris une sériede mesures pour enlever au clergé l’instruction pri-maire, secondaire et supérieure. Grâce à Jule s Ferry,l’instruction primaire a été déclarée gratuite, obliga-toire et laïque. Les Jésuites ont été expulsés de l’école,et les congrégations enseignantes non autorisées ontété dissoutes. Celles-ci, il est vrai, ont tourné la diffi-culté et se sont reconstituées, mais la loi sur les asso-ciations (1 er juillet 1901) est venue aggraver les mesuresprises contre le clergé. Enfin, les Chambres ont voté laséparation de l’Eglise et de l’Etat (1905).
Boulanger; le Panama; Dreyfus. — La République fran-çaise fut parfois troublée, mais non ébranlée, par des évé-nements sensationnels. La ten tative du général Rôti langerpour établir, avec l’appui de la Ligue des patriotes 1 2 , quiprêchait la revanche, avec celui des révisionnistes, desroyalistes et de tous les mécontents, une républiquecésarienne et plébiscitaire, semblable à celle de 1848,échoua® (1888-1889). En 1892 éclata le scandale duPanama: l'enquête judiciaire, après la banqueroute del’entreprise, révéla des actes de corruption aup-ès dejournaux, de ministres et de députés influents; un grandnombre de notabilités politiques y furent compromises.En 1893 et 1894, les anarchistes commirent plusieursattentats contre des particuliers, contre la Chambredes députés, enfin contre le président Carnot, qui futassassiné à Lyon (24 juin 1894); ces crimes motivèrentcontre eux des lois d’exception très sévères. La révi-sion du procès du capitaine Dreyfus, condamné injus-tement pour crime de haute trahison, agita profondémenttoute la France et la divisa en deux camps ennemis,acharnés l’un contre l’autre.
1 Dèroulède en tète.
2 Boulanger se suicida, en septembre 1891.