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Tome premier.
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PREMIERE PARTIE. SECTION III. CHAPITRE III.

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150 à 300 m au moins, sur un développement de 50 à 100 kilom. , et les affluents dedroite du lac Ontario ont un cours non moins rapide.

Les lacs Érié et Ontario sont cernés de très-près au sud-est par les montagnesdans lesquelles prennent leurs sources des rivières et des fleuves considérables quivont se jeter les uns, tels que la Susquéhannah dans l’Atlantique, les autres, tels quel’Ohio, dans le golfe du Mexique par le Mississipi. L’espace que les lacs desservent dece côté, n’est qu’une mince lisière de 40 à 100 kilom. sur les bords de l’Ontario , et de10 à 25 kilom. à peine le long de la majeure partie du lac Érié . L’Alléghany, qui estl’une des branches principales de l’Ohio, a son point de départ à 8 kilom. de ce dernierlac. Il a donc fallu que, pour franchir, dans un si faible intervalle, la différence deniveau qui existe entre leurs sources et leur embouchure , les affluents de droite de cesdeux lacs, précipitassent leur cours. Le cataclysme quia abaissé le niveau du lac Onta-rio ayant donné à ses tributaires une plus grande hauteur à racheter, a encore exagéréleur impétuosité. Il a produit chez presque tous des cataractes et des cascades à peu dedistance du lac. Ainsi la Génesee, sortie des montagnes de Pensylvanie , a une chute deprès de 400 m sur 150 kilom. ; dans les environs de Rocliester , tout près du lac , elleoffre une suite de cascades fort pittoresques. L’Oswégo résulte du dégorgement d’unesérie de lacs disposés en étage tels que le lac Tort ( Crooked) , ceux de Canandaigua,de Seneca, de Cayuga, d’Owasco, d’Auburn, d’Onéida dont les niveaux sont extrê-mement divers, de sorte que le premier est à 143 m au-dessus du lac Ontario , tandis quele dernier ne le domine pas de plus de 30 ra . Le Black-River n’est vraiment qu’unecataracte en escalier, depuis sa source dans les comtés d’Herkimer et d’Onéida jusqu’àson embouchure à Sackett’s Harbour; sur une longueur de 120 kilom., il descendd’environ 300 m .

Il faut conclure de là qu’il n’y a guère lieu à établir des voies navigables aboutissantà la vallée du Saint-Laurent par la droite, autrement qu’en profitant de la grande dé-pression qui se présente à la partie supérieure du bassin de l’Hudson.

Sur le versant de gauche , malgré sa plus grande largeur, les travaux de navigationne seraient pas moins difficiles en aval de Kingston, point d’attache du Saint-Laurent avec le lac Ontario . Mais au-dessus de ce point, le sol est naturellement assez bienaplani jusqu’à la pointe sud-ouest du lac Érié et au delà. Entre l’Ontario et le hautSaint-Laurent d’un côté, les lacs Huron et Supérieur de l’autre, la nature a déjà faitpresque tous les frais d’au moins une bonne voie navigable qui éviterait le long détourdu lac Saint-Clair et de la rivière Détroit . 11 n’y aurait qu’à suivre la baie de Quinté,la Trent et divers lacs disposés en une ligne continue jusqu’à la vaste baie qui formeau nord-est le prolongement du lac Huron et qui porte Je nom de lac Iroquois (1).

(1) « A» nord , dit M. Darby, le lac Ontario ne reçoit qu’un seul cours d’eau digne d’ëtre cité , la Trent, qui s’y jetteprès du point où le Saint-Laurent s'en détache. Cette rivière , ou plutôt cette chaîne de lacs , prend sa source dans l'in-térieur du liant Canada , parmi un grand nombre d’étangs_; sa pente totale doit être au moins égale à la différence du