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Tome premier.
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PREMIÈRE PARTIE. SECTION III. CHAPITRE IY.

gQm.cb. : t pôtiage. On a vu la Loire réduite, à Orléans, à 24 m - cub - Le Rhône est mieuxapprovisionné ; à l’étiage, ou plutôt à l’époque des plus basses eaux, qui se présentependant l’iiiver lorsque les glaciers des Alpes ne rendent plus, il a, à Lyon , 280™- cub -. LeRhin à l’étiage roule, à Strasbourg, 340 mcub - Et, d’après M. Lepère, le Nil , lorsqu’ilesta son minimum , a encore 782 m-cub '.

Le bassin du Mississipi peut être divisé en cinq parties : 1° la vallée du haut Mississipi ,au-dessus du confluent de l’Ohio, déduction faite du bassin du Missouri ; 2° la vallée del’Ohio; 3° la vallée du Missouri; 4° la vallée du Mississipi , au-dessous du confluent del’Ohio ; 5° les petites vallées latérales qui se déchargent directement dans le golfe duMexique , et qui cependant doivent être regardées comme des annexes de ce bassin.

Examinons en peu de mots chacune de ces sous-divisions.

Vallée du haut Mississipi.

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Le Mississipi a ses sources sur un plateau qui, comme nous l’avons vu, domineà la fois, au nord la baie d’Hudson et l’Océan Arctique , à l’est le bassin du Saint-Laurent, au midi celui du Mississipi , et dont les dimensions sont considérables.Ainsi, en largeur, il va du Missouri au lac Supérieur , s’abaissant graduellement versle premier et se raccordant au contraire avec le lac par une pente assez brusque surles bords de celui-ci. Son élévation au-dessus de la mer est un peu plus que double decelle du plateau qui rattache le Saint-Laurent à l’Ohio. Elle est, aux sources du fleuve,de 406 m , d’après M. Schoolcraft, tandis que le lac Supérieur est à 192 m .

Les sources du Mississipi sont situées vers le 48 e degré de latitude et le 18 e degré delongitude occidentale à partir du méridien de Washington (ou 97° à partir duméridien de Paris). On considère comme lui donnant naissance le lac de la Tortueet le lac Lebeish. 11 est alors entouré d’un pays presque aussi noyé que le Delta dela Louisiane. C’est une région marécageuse , semée de petits lacs et de nombreuxétangs, qui sont couverts d’une plante communément appelée par les premiers co-lons français avoine sauvage, et en anglais wild rice ou Indian rice (zizanici aquaticci ),dont les Indiens font leur nourriture, et où pendant l’été on trouve des nuées d’uneespèce de poule d’eau (waterfowls ), semblable, dit M. Schoolcraft, à celle qui abondedans les lagunes du Delta.

De ce labyrinthe de lacs, d’étangs et de marécages s’échappent en tous sens une mul-titude de ruisseaux s’unissant pour former des fleuves ou de belles rivières, qui cou-lent vers tous les points de l’horizon. Ainsi la Rivière-Rouge du nord se dirige aunord-est vers le lac Winnipeg (1), et ensuite vers la baie d’Hudson avec le Nelson et leSevern ; d’autres vont au nord-ouest remplir le lac de l’Esclave et alimenter la rivièreMackensie, qui se jette au loin dans l’Océan Arctique ; quelques-uns s’épanchent à l’est

(1) Il y a un autre lac du même nom, mais beaucoup moins étendu , qui est situé plus au midi, et qui, avec le lac dela Sangsue et le lac Cass, fournit une des principales sources du Mississipi .