DU CLIMAT SOUS LE RAPPORT DE LA TEMPÉRATURE.
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» dans la Caroline du Sud , où il est en gros bouquets , non-seulement comme arbre» d’agrément, mais aussi comme arbre fruitier. Sur les îles qui bordent le littoral en» Géorgie , c’est un utile article de culture. La canne à sucre , dite créole, et la canne» d’Otaïti, viennent sur le littoral à partir de l’île de Sapelo, voisine de l’embouchure de» l’Alatamaha (latitude 31° 30'). Elle est même arrivée à une maturité parfaite à» Savannah (latitude 32° 5'), et on l’a essayée non sans succès au delà de Beau-» fort, jusque par une latitude de 33° 30'. »
« Dans la vallée du Mississipi, la ville de Natchez est située sur un groupe decollines élevées d’une centaine de pieds (30™,50) au-dessus du fleuve, par31' 34', c’est-à-dire sur le même cerclp de latitude que l’île de Sapelo. Cepen-dant l’oranger et la canne à sucre ne réussissent ni dans la ville, ni au-dessoussur les bords du fleuve; j’y ai vu le thermomètre à 12° Fahr. (— 11° 11 cen-tigrades) le 12 décembre 1800. Pas un hiver ne s’y passe sans une rude gelée.Tous les ans il y a de la neige qui atteint quelquefois une notable épaisseur, et quireste sur le sol sans se fondre pendant cinq jours et même pendant douze. A Ope-lousas, sur les bords du golfe du Mexique (latitude 30" 30' ), j’ai vu, en janvier 1812,11 pouces (28 centim.) de neige, qui ne fut fondue entièrement qu’après sept ou huitjours.
» L’Ohio et tous ses tributaires, ainsi que les rivières qui coulent plus à l’ouest, segèlent p] us profondément, plus fréquemment, et restent plus longtemps pris parlesglaces que les fleuves du littoral de l’Atlantique. »
Plus loin M. Darby cite les observations d’un habitant de Natchez , originaire d’É-cosse et homme de savoir, M. W. Dunbar, desquelles il résulte que les rigueurs del’hiver ont causé de grandes pertes aux propriétaires des sucreries. Suivant M. Dunbar,le thermomètre, qui s’était arrêté pendant quelques années à 26° ou 27° Fahr.(— 3° 33 ou•—2" 78 centig. ), est tombé, pendant une nouvelle série d’années, à 20° et à 17° Fahr.(à—6°67 et à — 8° 33 centig. ), et une fois, le 12 décembre 1800, il a atteint 12° Fahr.(—11° 11 centig. ). M. Darby ajoute que le froid de décembre 1800 fut sans pareil dansle pays; que cependant, en février 1807, il avules ruisseaux gelés de plus de 0™,025entre Natchez et le confluent de la Rivière-Rouge; qu’en janvier 1812, ainsi quenous l’avons déjà dit, il était tombé 28 centimètres d’épaisseur de neige à Opelousas,et qu’à la fin de décembre 1814 les lagunes qui entourent la Nouvelle-Orléans étaientgelées à ce point que des enfants y jouaient.
Ainsi, sous le rapport de la température, il y a une dissemblance frappante entrele climat des États-Unis et celui de l’Europe . La différence serait surtout remar-quable a l’égard de la vallée du Mississipi. Il faut cependant ne pas perdre de vueque la disparité entre l’Europe et les États-Unis deviendrait bien moindre si l’onconsidérait l’Europe orientale, et si l’on comparait à l’Amérique les contrées quibordent la mer Noire . Là aussi, par des latitudes plus méridionales que celle deParis, à Odessa , par exemple, on trouve des hivers fort rigoureux à la suite d’étésdévorants.
Mais lorsqu’on remonte vers le nord, le désavantage spécial au bassin du Mississipi
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