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Tome premier.
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DU CLIMAT SOUS LE RAPPORT DE LA TEMPÉRATURE.

zone étroite du littoral un abri dont la large vallée Centrale est dépourvue, et quoiqu’ilsoit généralement admis et constaté que le voisinage de la mer a pour effet de ré-gulariser jusqu’à un certain point la température et d’en modérer les extrêmes,ainsi que le prouve si bien 1 exemple de 1 Angleterre. « "Volney , dit-il, estimait à 100°Fahr. (55° 50 centig.) la hauteur dans laquelle se meut annuellement la colonne du ther-momètre à Philadelphie . M. Legaux considérait même cet intervalle des limites habi-tuelles de chaque année comme plus étendu. A Cincinnati , il est exactement de 100° Fahr.(55° 50 centig.). La variation extrême, celle qui se déduit de la comparaison du froid leplus rigoureux d’un grand nombre d’années avec la plus vive chaleur qui se soit manifes-tée dans la même période, est, d’après diverses autorités, de 120 Fahr. (06° 00 centig.) enPensylvanie . Dans un délai de vingt-cinq ans, on l’a trouvée de 116° Fahr. (64M0 centig.)seulement dans l’Ouest. La différence moyenne entre l’instant le plus chaud et l’instantle pins froid de chaque jour est au moins aussi grande sur les bords du Sclmykill (1) quesur ceux de l’Oliio. D’après un relevé que je dois à l’obligeance deM. Day, de New-IIavendans le Connecticut (latitude 41° 18'), et qui embrasse deux années, la variation journalièreest plus forte d’un demi-degré centigrade à Cincinnati que dans cette ville ; mais à Phila-delphie , elle est de 2° 25 Fahr. ( 1° 25 centig. ) plus grande qu’à Cincinnati ; plus loin durivage de la mer, la différence serait plus marquée encore. On n’a pas connaissanceà Cincinnati d’un abaissement de 20° Fahr. (11° centig.) en une heure et demie,fait que M. Rush a cependant observé à Philadelphie . En vingt-quatre heures , M. Rusha vu le thermomètre descendre de 41° 50 Fahr. (23° centig. ), et M. Legaux de 47°Fahr. ( 26° centig.) ; c’est 5° Fahr. ( 2° 75 centig. ) de plus que la plus grande variationdiurne observée à Cincinnati .

11 résulte de ces considérations que les caractères généraux des saisons, tels qu’ils semanifestent dans la vallée du Mississipi, donnent une idée assez exacte de ce qui alieu dans l’ensemble du territoire de l’Union. Nous ajouterons ici quelques mots à cesujet sur le bassin du Mississipi, et notamment les conclusions qui ressortent de la vé-gétation telles que les a exposées M. Flint.

La vallée du Mississipi peut, suivant cet auteur, être considérée comme offrant lasuccession de quatre climats différents. Depuis les Sources jusqu’à Prairie-du-Chien, leclimat ressemble assez exactement à celui de la région comprise entre Montréal etBoston , avec cette différence cependant qu’il y tombe moins de neige ; on ne peut ycultiver le gourd seed com , qui demande une région plus chaude ; la pomme deterre y réussit parfaitement ; le blé et les plantes fourragères y viennent bien ; lapomme et la poire n’y mûrissent qu’autant qu’on les soigne et qu’on choisit une bonneexposition. La pêche, fruit méridional, y réclame plus d’attention encore; il fautqu elle y soit abritée et tournée au midi. L’hiver dure cinq mois dans cette partie de lavallée : pendant ce long intervalle, le bétail y a besoin d’abri, excepté pendant quelquesintervalles de beau temps. Durant ces cinq mois, les eaux non courantes y restentgelées.

(1) Rivière qui baigne Philadelphie au midi, comme la Délaware au nord.