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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK.— EMBRANCHEMENTS Dü CANAL ÉR1É.

On construit une rigole navigable de 16 kilom. qui amènera au bief de partage, prèsde Boonville, les eaux du Black-River, prises à Smilh’s Mills, point situé à 32 kilom.en amont des High Falls. Cette rigole est destinée à alimenter le long bief de [Rome ,sur le canal Érié, par l’intermédiaire du versant méridional du canal du Black-River,qui sera ainsi approvisionné. Pour le versant septentrional, on compte principalementsur les eaux du Sugar, conduites au canal par une rigole qui se termine au bief comprisentre la dixième et la onzième écluse, à partir du point de partage.

Au commencement de 1839, les travaux avaient été commencés sur presque toute laligne, y compris la rigole navigable. Sur 108 écluses, 77 étaient en construction.

On travaillait aussi à améliorer le Black-River dans son lit, depuis le pied des HighFalls jusqu’à Carthage , dans le but de le rendre praticable pour des bateaux à vapeurtirant 1"',22 d’eau; à cet effet, on voulait lui donner l m ,52 de profondeur d’eau. II seraitmême possible que bientôt, sur la moitié de cette distance, on se déterminât à creuserun canal latéral au Black-River. Sur un espace de 33 kilom., depuis les chutes jus-qu’au pont de Lowville, la rivière est très-sinueuse : elle a peu d’eau, car on ne ti'ouvedans le chenal qu’une profondeur de 0 m ,40 à 0"‘,96 pendant l’été, quoique la pente nesoit que de 2"‘,35 en tout, ou de O" 1 ,000071 par mètre. De Lowville à Carthage , sur35 { kilom., la rivière est moins dépourvue d’eau, et la pente n’est que de 0 m ,000013par mètre.

Le perfectionnement de la rivière, tel qu’il s’opère en ce moment, doit avoir lieuau moyen de jetées et de digues longitudinales propres à resserrer le chenal. Aprèsavoir hésité pendant longtemps, les Commissaires des Canaux ont adopte ce systèmede préférence à des barrages accompagnés chacun d’une dérivation avec une écluse,ils ont pensé que l’amélioration qui résulterait des barrages ne serait que temporaire,à cause des crues brusques et assez considérables auxquelles la rivière est sujette, etils ont craint de faciliter ainsi l’inondation de beaucoup de bons terrains qui bordent larivière. Pendant la campagne de 1838, on a entamé la construction des jetées et desdigues, à peu de distance des lligh Falls. On a enlevé une assez grande quantitéde bois de dérive qui obstruait le chenal; mais les Commissaires des Canaux nedissimulaient pas l’opinion que tous leurs efforts n’auraient qu’un faible résultat.Us ne croyaient pas possible de donner à la rivière une profondeur d’au moins l m ,52 entoute saison, en amont de Lowville. Ils déclaraient à la législature que la rigolede Smith’s Mills à Boonville, destinée à l’alimentation du canal Érié, épuiserait leBlack-River, et qu’il n’y aurait plus aux High Falls que les eaux apportées par leSugar, la Moose, et divers ruisseaux très-faibles.

Ce canal mettra en communication avec le Saint-Laurent et avec l’Atlantique unpays couvert de belles forêts et riche en minerais de fer, jusqu’ici restés inexploitésfaute de moyens de transport.