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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE Y.

jusqu’à Yyode-IIook. La longueur de ce canal aurait été de 20 { kilom. Ses dimen-sions auraient été considérables : il aurait eu 33 m ,50 de large à la ligne de flottaison ,10 m ,68 au plafond, et le mouillage aurait été de 5 m ,70 pendant les hautes eaux habi-tuelles, et de 4 m ,18 aux basses eaux. Il était destiné à donner passage aux navires de600 tonneaux. Ce canal n’aurait pas eu d’écluses ; il eût suffi de portes de garde auxdeux extrémités, parce que le niveau de la marée est le même, d’après M. Genêt,à Albany et à Yyode-IIook. M. Genet et l’ingénieur qui l’aida dans ses calculs, M. JohnRandall, estimaient que les frais seraient modérés. Le canal eût traversé un terraindont la surface est moyennement à 0"’,58 au-dessus du niveau de la haute maréeordinaire, de sorte qu’il n’y aurait eu à creuser que de 5 m ,12. On avait reconnupar des sondages que le terrain à traverser se composait de gros sable et de sableargileux, sauf une distance de l,645 m occupée par des lits marneux. Évaluant lesdéblais à raison de 1 fr. 55 c. le mètre cube ( 22 cents l’yard cube), MM. Genet etRandall supposèrent que le canal ne coûterait que 3,881,150 fr.

Le canal de M. Genet n’eût pas complètement répondu aux besoins du commerce :il était trop profond et trop peu large. Il eût sacrifié la ville de Troy, car la configura-tion du sol n’eût pas permis de le prolonger jusqu’à cette ville. Il n’eût pas parfaitementrempli le but que M. Genet s’était proposé, et dont les commerçants étaient peu préoc-cupés d’ailleurs, celui d’amener à Albany des navires de 600 tonneaux ; car, à l,600 mau-dessous de New-Baltimore, on rencontre un banc sur lequel il n’y a, aux plusbasses eaux, que 3 m ,60 dans le chenal. Enfin il eût fallu rendre le canal praticablepour des bateaux à vapeur à grande vitesse, et dès lors on aurait dû le revêtir d’unbordage en planches, dispendieux de premier établissement et dispendieux d’entre-tien , ou le garnir d’un perré.

L’idée d’un canal fut donc abandonnée et on discuta l’amélioration du fleuve dansson lit. Sur les instances des armateurs, on construisit quelques épis et quelques bar-rages destinés à améliorer le passage le plus mauvais, celui qui est occupé par le long-banc de l’Overslaugh, situé près d’Albany , au-dessous de la ville. Ces ouvrages resser-raient le lit du fleuve pendant les basses eaux. Ils n’eurent cependant presque aucuneutilité. Des travaux semblables furent exécutés au banc de Yan Buren, situé entre Troyet Albany , mais avec le même insuccès. Des dragages effectués sur quelques pointsn’eurent de même qu’un résultat momentané 5 les portions de bancs de sable que ladrague avait fait disparaître étaient rétablies dans leur état primitif à la premièrecrue.

En 1831, le fils de l’illustre Clinton, qui était au service de rUnion en qualité d’in-génieur civil, fut chargé de la rédaction d’un projet complet pour le perfectionnementde l’Hudson, entre Waterford et New-Baltimore. Il proposa un système de digues et debarrages submersibles appuyés sur les îles qui sont nombreuses dans cette partie dufleuve. Par là on eût intercepté les moindres bras du fleuve pendant les basses eaux etmême pendant les eaux moyennes. M. Clinton espérait que le courant, ainsi créé dans lechenal, serait assez vif pour y entretenir partout une profondeur de 2 m ,75 au moins.Pour creuser le chenal, dès l’origine, on eût pratiqué des dragages. Cet ingénieur n’es-