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ÉTAT DE NEW-YORK. — AMÉLIORATION DE L’HUDSON .
limait la dépense totale qu’à 1,177,360 fr., en supposant au chenal une largeur de27'“,45 entre Waterford et Troy, de 45 m ,75 entre Troy et Albany , et de 61 m entre Al-bany et New-Baltimore.
En 1834, le Congrès, considérant que l’amélioration de l’Hudson importait au com-merce maritime, vota pour cet objet une somme de 373,330 fr. Au mois d’août de lamême année, le capitaine Talcott, du corps du Génie de l’Union, fut chargé de la direc-tion des travaux. Cependant avant qu’on ne se mît à l’œuvre, le général Gratiot, com-mandant supérieur du Génie de TUnion (United States Chie/Engineer), jugea avec rai-son qu’il convenait de soumettre la question à une investigation nouvelle, et il la déféraà une commission composée de deux colonels du Génie fédéral, MM. Thayer et Totten,et du capitaine Talcott. Il résulta des conférences de ces savants officiers un mémoirerédigé par le colonel Totten où les divers systèmes proposés étaient analysés avec unegrande sagacité. La Commission dut adopter, à l’égard du régime du fleuve, de la hau-teur de la marée et de la vitesse du courant, les observations de ses devanciers (1). Unefois ces bases convenues, elle se livra à une discussion lucide et concluante, dontnous allons donner ici la substance.
C’est seulement sur les crues ou sur une partie des crues qu’il faut compter pouraméliorer le chenal. Les crues seules impriment au courant une vitesse suffisante pourdéplacer les obstacles, surtout au-dessus d’Albany où les bancs de sable sont formés degros sable et de gravier, tandis que plus bas ils sont d’un sable plus ténu. L’influence ducourant produit par la marée serait nulle, car la vitesse de ce courant n’est, à Albany ,par exemple, que de 0 m ,305 par seconde à la surface, ce qui, d’après les formules deDubuat ne suppose qu’une vitesse de 0 m ,15 au fond. Il faut donc s’efforcer de produiredes crues artificielles modérées, au moyen de digues qui, resserrant le lit du fleuve, yaccroissent les hausses naturelles que le fleuve peut éprouver. Il serait dangereuxd’augmenter ainsi indistinctement toutes les crues, et il est nécessaire d’écarter autantque possible l’action des crues extrêmes ; c’est ce qu’on peut obtenir en n’établissant quedes digues submersibles et en réglant convenablement la hauteur de ces digues et lalargeur du chenal qu’elles créent au fleuve. Si les digues submersibles et les épis con-struits jusqu’en 1834 n’ont pas amélioré sensiblement le régime du fleuve, ce n’est passeulement parce que c’étaient des travaux isolés, ne se rattachant à aucun plan d’ensem-ble, c’est aussi parce qu’on leur avait donné une hauteur insuffisante. S’élevant à peineau-dessus de l’étiage, ils ne pouvaient créer qu’un courant insignifiant.
Au contraire, on avait un exemple de ce que pouvaient produire sur l’Hudson des di-gues plus hautes. Pour former le grand bassin par lequel se termine le canal Érié à
selon SI. Genet.0 m ,3050 , 61M »
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selon SI. Clinton0 m ,3350 , 6370 , 5250 , 864