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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK.—FRAIS DE CONSTRUCTION ET D’EXPLOITATION DES CANAUX. 199

des pouvoii'S discrétionnaires pour l’assiette de cette taxe, n’osèrent pas s’en servir oun’en eurent pas le temps. Des actes subséquents de la législature en ajournèrent indéfi-niment la perception.

Une fois que les canaux Érié et Champlain furent finis, ils donnèrent des produitstellement considérables, qu’avec les seuls péages on a pu graduellement rembourserla dette aux échéances fixées par les actes d’emprunt et garder en réserve d’assezfortes sommes.

Le 18 juillet 1836, les produits nets accumulés des canaux Érié et Champlain s’é-taient élevés à un chiffre égal à celui des emprunts contractés pour ces deux canaux,mais non remboursables encore, au moins en totalité. Dès lors, conformément à unamendement à la Constitution, sanctionné par le peuple l’année précédente, les taxessur le sel et sur les ventes à l’encan ont cessé d’appartenir au Fonds des Canaux.

Lorsque l’État a entrepris d’autres lignes que le canal Érié et le canal Champlain, ona créé pour chacune d’elles une division spécialisée du Fonds des Canaux. Chacundes canaux a eu ainsi ses comptes de recettes et de dépenses ; chacun d’eux a con-tracté et contracte encore au besoin des emprunts distincts. La reconstruction ducanal Érié est restée au compte du fonds particulier des canaux Érié et Champlain.

Voici quelles ont été, d’après le rapport des Commissaires du Fonds des Canaux, endate du 3 janvier 1839, les recettes et les dépenses de toute nature, depuis l’originedes travaux jusqu’au 30 septembre 1838 :

RECETTES.

Emprunts réalisés...

Péages. v .

Impôt sur les bateaux à vapeur..

■— sur les fabriques de sel.

— sur les ventes à l’encan.

Allocations pour l’exploitation et l’entretien des canaux d’em-branchement (1).

Produits de la vente des terres données par des particuliers, delàlocation ou de la vente des chutes d’eau et produits divers. . .

Intérêts des fonds remis en dépôt aux banques (2).

Total.

80,829,317 fr.

82,419,680

392,053

10,962,443

19,157,541

4,363,723

2,880,591

6,414,375

. 207,419,723 fr.

(1) Les canaux d’embranchement, c’est-à-dire autres que les canaux Érié et Champlain, ne pouvant suffire àleurs frais dentretien et d'exploitation, le Trésor de l’État a dû combler la différence entre leurs recettes et leursdépenses.

(2) Les Commissaires du Fonds des Canaux sont autorisés à placer les sommes disponibles qu’ils ont entre les mains :ils les confient presque en totalité aux banques, qui en payent un intérêt variable, selon le terme après lequel les dépôtssont exigibles. Au commencement de 1856, les dépôts exigibles après soixante jours d’avis, formant les trois quarts dela totalité, étaient placés dans la proportion d’un tiers à cinq pour cent, et de deux tiers à quatre et demi. Les dépôts immé-diatement exigibles l’étaient presque tous à quatre et demi, le reste à trois et demi. Ces dépôts étaient répartis à peu près exclu-sivement entre ies banques de New-York, Alhany, Troy, L’tica, Rochester , et Buffalo. Nous reviendrons sur ce sujet,,