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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK.—FRAIS DE CONSTRUCTION ET D’EXPLOITATION DES CANAUX. 209

frais de renouvellement. En 1829, les canaux Érié et Champlain ne coûtaient d’en-tretien que les deux tiers de la somme qu’ils absorbaient en 1835.

En France , sur le canal du Midi, qui est tenu avec un soin sans exemple aumonde, à ce point qu’il y a peu de parcs qui lui soient comparables, les frais d’en-tretien sont de 1,350 fr. par kilom. de canal. Ce qui atteste qu’une vigilance detous les instants, toujours prête à réparer le mal dès que les premiers symptômesse montrent, réussit à produire une apparence de luxe parfaitement compatibleavec la plus rigoureuse économie. Il est vrai que, sur le canal du Midi, la circu-lation n’est que d’un quart ou d’un cinquième de celle qui a lieu sur le canal Érié.On estime que la quantité totale de marchandises qu’il reçoit est d’environ 200,000tonnes, mais l’espace parcouru par elles est seulement égal à ce qui aurait lieu si110,000 tonnes le traversaient d’une extrémité à l’autre.

Sur nos canaux de 1821 et 1822, les frais d’entretien ont été jusqu’à présent peuélevés. Pendant les deux années 1836 et 1837, ces lignes navigables, dont le dé-veloppement total est de 2,373 kilom., ont absorbé en frais d’entretien une sommede 4,976,346 fr.,ce qui correspond à une somme annuelle de 1,049 fr. par kilom.Mais les canaux de 1821 et 1822 n’étaient pas tous livrés à la cii’culation, sur leur éten-due entière, enl836 et 1837 : quelques-uns même sont encore à terminer aujourd’hui.Si l’on ne considère que ceux qui étaient achevés alors, et que le commerce parcouraitdepuis quelque temps, c’est-à-dire ceux du Rhône au Rhin, de la Somme, des Ardennes ,d’Ille-et-Rance, du Blavet, d’Arles à Bouc, et les rivières canalisées de l’Oise etde l’Isle, on trouve pour les deux années 1836 et 1837 une dépense d’entretien de2,099,661 fr. sur 1,066 kilom., ce qui représente par an et par kilom. 985 fr.

On estime que, sur l’ensemble de nos lignes, lorsqu’elles seront bien fréquentées,la dépense annuelle d’entretien devra, pour qu’elles soient en bon état, être, pendantlongtemps, de 1,500 fr. par kilom.

Le salaire des éclusiers est, de toutes les autres dépenses d’exploitation, la plusconsidérable. Voici quel en est le chiffre, pour les divers canaux, d’après l’exer-cice 1838 :

Canal Erié . 175,723 fr.

— Champlain. 20,656

— Oswégo . 21,893

— Cayuga et Seneca. 9,712

— Chemung. 19,941

— du lac Crooked. 8,053

— Chenango. 33,701

Total. 289,679

Ainsi, pour la circulation la plus active de nuit et de jour, sur le canal Érié, le ser-vice des écluses coûte annuellement 836 fr. par mètre de chute rachetée. Il est bonde remarquer qu’il y "a tous les ans, a cause de la gelée, un chômage de quatre moisau moins.

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