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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK.—MOUVEMENT COMMERCIAL DES CANAUX.

formaient une niasse presque triple, et le mouvement total du canal dépassait 1,310,000tonnes (1) (1,188,000 tonnes de 1,000 kilog.). »

L’État de New-York ne fut pas le seul à jouir de ses travaux. L’Union entièrepartagea avec lui le fruit de sa courageuse entreprise. L’Ouest, jusqu’alors muré, pourainsi dire, du côté de l’Océan par la large chaîne des Alléghanys, fut enfin accessiblepar une voie sure, commode et économique. Les bateaux à vapeur d’un côté, et lecanal Érié de l’autre, ont ouvert pour l’Ouest une ère nouvelle. Le défrichement de lagrande vallée du Mississipi, auquel le bateau à vapeur avait donné l’essor, a redoubléd’activité depuis le canal Érié. Les lacs, jusque-là solitaires, et dont la plage déserten’offrait aucun asile aux navires qu’on aurait voulu y lancer, ont vu s’élever sur leursbords des villes florissantes où la main de l’homme a ménagé de bons ports. Ils sesont couverts d’une marine relativement plus nombreuse que celle qui sillonne laMéditerranée (2).

(1) M. Ruggles parle ici de la tonne de 2,000 livres avoirdupois, qu'on a substituée, dans quelques États , à la tonnede 2,210 livres, et qui est adoptée dans les comptes officiels de l’État de New-York. Répétons que nous avons ra-mené tous les calculs à la tonne de 1,000 kilog., et que nous n’emploierons jamais l’autre tonne à moins de l'indiquerexpressément.

(2) A la fin de 1856, la marine du lac Érié, portant le pavillon des États-Unis , était composée comme il suit :

Trois-mâts. 2

Bricks. 8

Goélettes. 118

Sloops. 58

Bateaux à vapeur. 17

Total.265

Le tonnage de cette marine s’élevait à 21,048 tonneaux, distribués ainsi dans les différents districts maritimes de l’Union :

District de Buffalo.8,311 ton.

-Détroit. 6,704

-Cuyahoga.1,518

-Sandusky.1,795

- Érié. 1,362

- Miami . 928

Total.21,016

L’effectif de la marine du lac Ontario avait un tonnage de 10,100 tonneaux.

La marine du réseau des lacs se composait donc alors de 55,000 tonneaux, sans compter les bâtiments du Canada .

A la fin de 1836 il n’y avait sur la Méditerranée que 32 bateaux à vapeur, y compris ceux qui font le service deToulon à Alger et les dix paquebots de la Méditerranée. Deux ans plus tard, il y en avait 70, dont 59 français , indé-pendamment de 6 qçû desservaient la mer Noire .