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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE VIL

Il résulte de là que, pendant l’année 1836, qui peut être considérée, sous le rapportde l’activité de la circulation sur les canaux de l’État de New-York, comme une cam-pagne ordinaire, cette circulation n’a été inférieure que de 231,000 ton. à la circulationmoyenne par eau autour de Paris , pendant les quinze années de 1820 à 1835, et que lesproduits versés par ces canaux sur l’Hudson, en 1836, équivalent en poids à près dela moitié de la moyenne de ce qui a convergé par eau vers Paris , durant la mêmepériode de quinze ans, pour s’y arrêter ou pour le traverser.

Dès 1834, on remarquait que le tonnage des bateaux qui franchissaient certainesécluses du canal Érié était égal à celui de tous les navires du commerce extérieur quientraient dans le port de New-York et qui en sortaient, chargés ou à vide. A cetteépoque, il passait par l’écluse d’Alexandre, qui est à la sortie de Schenectady , à l’ouest,23,000 bateaux ou trains de bois. Il en passait davantage sur la partie commune auxdeux canaux Érié et Champlain. En supposant le tonnage moyen d’un bateau etle poids moyen d’un train de 40 ton. seulement, le mouvement par l’éclused’Alexandre aura été, en 1834, de 920,000 ton. Or le tonnage de tous les naviresarrivés à New-York ou partis de ce port pendant la même année, pour le commerceétranger, avait été de 773,000 ton., dont 444,000 à l’entrée et 329,000 à la sortie.Il est vrai que, sur le canal Érié, un certain nombre de bateaux expédiés en re-monte n’avaient pas un chargement entier; mais la proportion des navires quiétaient entrés à New-York sur lest ou avec une cargaison incomplète, ou qui enétaient sortis dans les mêmes circonstances, était pour le moins aussi forte.Eu 1835, l’écluse d’Alexandi’e a été traversée par près de 26,000 bateaux et trains debois , et il est passé, sur le bief situé au-dessous du point de jonction des deux canauxÉrié et Champlain, 37,102 bateaux, non compris quelques milliers de trains. A 40 ton.l’un, les bateaux seuls représenteraient un tonnage de 1,484,080 tonnes. Les trains debois porteraient ce tonnage à plus de 1,600,000 ton.

En 1837 le mouvement créé dans le port de New-York par le commerce exté-rieur y compris la grande pêche, et en comptant les bâtiments sur lest, ne s’élevaitencore qu’à 989,000 ton.

En 1838 il s’est réduit à 769,000 ton.

D’après le Tableau Décennal publié par l’administration des Douanes , le tonnage desnavires du commerce extérieur de Marseille , y compris les affaires des colonies et lagrande pêche, mais en ne comptant que les bâtiments chargés (1), a été, en 1834, de628,500 ton., dont 361,500 à l’entrée et 267,000 à la sortie. Pour la moyenne de lapériode décennale du 1 er janvier 1827 au 31 décembre 1836, il avait été de près de540,000 ton., savoir 306,000 à l’entrée et 234,000 à la sortie. Enfin, en 1837, ce même

(1) Les Tableaux des Douanes n’ont donné le mouvement complet de la navigation , par port, qu’à dater de 1857.Pendant cette année les navires sur lest ont représenté, dans le port de Marseille , un peu plus du sixième du tonnagegénéral de ce port, et, pour l’ensemble du royaume , un cinquième du tonnage. — Quant au cabotage, il a formé,en 1857, à Marseille , un peu plus du tiers du tonnage total. Relativement à l’ensemble de la navigation de tout leroyaume, le tonnage du cabotage est moyennement d’un peu plus de moitié.