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ÉTAT DE NEW-YORK —MOUVEMENT COMMERCIAL DES CANAUX.
tonnage s’est élevé à près de 695,000 ton., dont 394,000 à l’entrée et 301,000 à la sortie.Si, afin d’avoir un résultat comparable à ceux que nous avons cités pour le port deNew-York , on ajoute à ce chiffre de 695,000 ton. celui de 139,000, représentant letonnage des bâtiments sur lest, on trouve un total de 834,000 ton., chiffre inférieur,comme on le voit, de 86,000 ton. à celui des bateaux qui traversaient l’éclused’Alexandre dès 1834, et de plus de 700,000 ton. au mouvement de la portion com-mune aux deux canaux Érié et Champlain en 1835.
En ajoutant à ce même total de 834,000 ton., le cabotage de Marseille qui en 1837 àété de 492,000 ton., savoir 267,000 à l’entrée et 225,000 à la sortie, on trouve, pourle tonnage général du port de Marseille , un chiffre total de près de 1,326,000 ton.,ce qui reste au-dessous du mouvement qui a lieu dans_la partie du canal Érié situéeau-dessous de la jonction du canal Champlain.
En 1838 le mouvement du port de Marseille , a été pour le commerce étranger, lescolonies et la grande pèche, y compris 101,000 ton. pour les navires sur lest, de917,000 ton. Le cabotage s’est élevé à 541,000 ton., dont 60,000 pour les navires surlest, ce qui porte le total du mouvement de cette année à 1,458,000 ton.
Le tonnage général du commerce français avec l’étranger, en y comprenant lescolonies et la grande pêche, a été moyennement, pour les seuls bâtiments chargés,
dans la période décennale déjà désignée, de. 1,807,000 ton.
En 1837, il était de. 2,607,000
Le mouvement du cabotage, pendant la môme période, en bâtiments chargés seule-ment, et en comptant, pour chaque voyage, l’entrée et la sortie, a été moyenne-ment de. 4,406,000
En 1837, il s’est élevé à.4,418,000
Ces chiffres, mis en face de ceux qui expriment le mouvement du canal Érié et desautres canaux de cet État, disent assez quelle a été la fécondité de l’entreprise del’État de New-York, et quels sont les fruits d’une artère de navigation intérieure lors-qu’elle est bien desservie et administrée avec le plus grand soin et l’ordre le plus ponctuel.
Essayons d’analyser, en peu de mots, le mouvement des canaux de l’État de New-York.
Les Commissaires du Fonds des Canaux en présentent le détail, depuis quel-ques années, dans leurs rapports raisonnés (1), et à partir de 1836, ils ont
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(1) Voici les bases de la classification adoptée par les Commissaires.
I. Forets : bois, c’est-à-dire bois de charpente ( timber ) ; planches et chevrons ( boards and scantling) ; qu’on désigneaussi sous le nom générique de lumber, planchettes pour toiture ( skingles ) (*), douves, bois à brûler, potasse etpelleteries.
II. Denrées du règne animal .- bœuf et porc salés, fromage, beurre et graisse, laine.
III . Denrées du règne végétal : blé, farines, grains communs, son et recoupe , pois et haricots, pommes de terre ,fruits secs.
IV. Autres produits agricoles : coton, tabac, trèfle etautres graines à fourrage, graine de lin, houblon, chanvre. Nousavons réuni ici les divisions III et IV en une seule, ta première de ces deux divisions est incomparablement la plus im-portante.
(’) C’est presque le seul sjstème de toiture usité dans Itu'on.