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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE XII.
En 1835, la législature voulut être éclairée sur uue question importante, celle del’influence des canaux d’embranchement sur la ligne principale. Elle demanda auxCommissaires du Fonds des Canaux :
1° Quel était le montant des péages acquittés sur le canal Érié, en raison des mar-chandises qu’y amenaient les quatre canaux d’embranchement d’Oswégo , de Cayugaet Seneca, de Chemung et du lac Crooked ;
2° Jusqu’à quel point le mouvement, ainsi prodrnt sur le canal Érié, aurait ou n’au-rait pas eu lieu si ces embranchements n’eussent pas été exécutés ;
3° Jusqu’à quel point l’exécution de ces canaux d’embranchement avait pu diminuerle mouvement du canal Érié lui-même.
La réponse à ces questions était difficile. Le Contrôleur des finances de l’État se livraalors, de concert avec les receveurs des péages, à un travail étendu. Yoici quels sont lesfaits principaux qui ressortent de son rapport basé sur l’expérience de 1835, qui a étéjusqu’à ce jour l’année de la plus grande circulation :
Le canal Osvvégo aurait procuré au Trésor par la circulation, sur le canal Érié , des objets
qu’il a amenés à ce canal.. 276,100 fr.
L’apport analogue des autres canaux aurait été comme il suit =
Canal Cayuga et Seneca. 355,900
— Chemung. 133,340
— du lac Crooked. 141,260
Total . 906,600 fr.
De ce total il faut déduire les frais de réparation qu’entraîne, pour le canal Erié, lemouvement provenant des autres canaux, et dont la fraction proportionnelle est représentée,
pour les quatre canaux d’embranchement ci-dessus, par. 224,000 fr.
La fraction proportionnelle des frais de perception sur le canal Érié, qui correspond aux
objets versés par les canaux d’embranchement, est de. 16,000
De plus, le Contrôleur, à la suite d’une analyse fort détaillée, estime que la masse des péagesque rapporterait la partie du canal Érié, qui est à l’ouest de Syracuse , en raison des objets qui,pour se rendre à l’est, se dirigent par le canal Osvvégo, et qui, si le canal Osvvégo n existaitpas, prendraient leur point de départ à Buffalo, et en raison de ceux qui, venant de lest,quittent aujourd’hui le canal Érié à Syracuse , et qui continueraient à le parcourir dans l’hypo-
thèse de la non-existence du canal Osvvégo, est de.. 289,250
Total à déduire de l’apport des canaux d’embranchement.. 529,250
L’avantage résultant, pour le Trésor public, des canaux d’embranchement, consi-dérés dans leurs rapports avec la grande artère, serait donc représenté par 377,350 fr.,somme qui n’est supérieure que de 118,640 fr., au déficit qu’ont donne en 1835 cescanaux pris isolément.