Band 
Tome premier.
Seite
259
JPEG-Download
 

259

ÉTAT DE NEW-YORK.— DES PÉAGES SUR LES CANAUX.

Il est vrai que les bases d’évaluation adoptées parle Contrôleur sont peu favorablesaux canaux d’embranchement. En supputant les denrées qui, sans le canal Oswégo , seseraient dirigées sur Buffalo par le canal Érié, il a admis que tout ce qui venait déboucherdans le canal Érié à Syracuse, par le canal Oswégo , y aurait été apporté également parle canal Érié s’il eût existé seul, et ainsi il n’a tenu aucun compte de ce fait, bien réelcependant, qu’une partie des denrées venant de l’Ouest, par le canal Oswégo , est attiréepar les conditions plus avantageuses qui résultent de l’ouverture de ce canal. Il a supposéaussi que toute la merchandize proprement dite qui remonte les canaux d’embranche-ment, et qui, en 1835, donnait un chiffre de 19,359 tonnes produisant, par leurcirculation sur la portion du canal Érié qu’elles traversent, 392,300 fr., ne circuleraitpas moins en totalité sur ce canal si les embranchements n’existaient pas ; ce qui estfort contestable.

Quoi qu’il en soit, il demeure certain qu’en se tenant exclusivement au point de vueliscal du produit des péages, le bénéfice net des canaux d’embranchement est fortmodique, tandis que celui de l’artère principale, dont on ne sépare jamais le canalChamplain, est énorme. C’est un argument dont on peut se servir pour soutenir qu’enFrance ce sont les grandes artères qu’il faut achever et parfaire avant toute chose.