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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE XIY.

Liyne entière.

Parties achevées.

fer d'Albany à Schcneclady. .

. 24 kilom.

24

- de Schenectady à Ulica. . .

• • - - 125 y

123 ;

- d’Utica à Syracuse .

84

- de Syracuse à Auburn. . .

. 40

40

- d’Auburn à Rochester . . . ,

. 121

»

- de Rochester à Batavia. . . ,

.... 51 '

51 ï

- de Batavia à Buffalo.

»

Totaux .

325

chemins de fer de Lockport à la cataracte du Niagara, et de la cataracte à Buffalo.Projet de chemin de fer de Rochester à Lockport. — chemin de fer de Buffalo à Black-Rock.

II est probable que bientôt il existera une autre ligne de chemins de fer entreRochester et Buffalo. 11 serait facile d’en établir un de Rochester à Lockport, quiest situé au pied du plateau appelé aussi Crête de Lewiston ( Lewiston Ridge ), dontle lacÉrié est bordé à son extrémité orientale; car nous avons vu qu’entre ces deuxpoints le canal Érié était de niveau. Ce chemin de fer aurait une centaine de kilomètres.En ce moment, la jonction de Lockport à Buffalo est opérée par deux chemins de fer.

Un premier chemin, de 32 kilom., va de Lockport à la cataracte du Niagara, ensuivant le Lewiston Ridge. C’est un chemin de plaisir pour les voyageurs de l’été; c’estaussi une ligne de commerce, parce que la navigation du lac Ontario remonte jusqu’àLewiston, qui est à quelques kilomètres au-dessous de la cataracte.

Un autre chemin de fer, de 37 kilom., rattache la cataracte à Buffalo.

Il est donc fort probable que dans un assez bref délai, pour peu que la situation fi-nancière du pays s’y prête, la communication par chemin de fer sera complète, aumoins par une direction, entre Albany, sur l’Hudson, et le lac Érié .

Sur la portion déjà ouverte de cette ligne , le maximum des pentes est de 0 m ,0076par mètre. Il serait facile, pour le reste, de se tenir en dessous de cette limite.

II est permis de croire que graduellement l’Amérique du Nord aura des chemins defer pour toutes les communications importantes, pour celles qui, en France , sont des-servies par des routes royales de 1 rc classe. Ce système tend aujourd’hui manifestement às’établir. La ligne de l’IIudson au lac Érié est l’une de celles où cette tendance s’est leplus tôt révélée. Le chemin de fer d’Albany à Buffalo est déjà, on vient de le voir, auxdeux tiers achevé. Fait digne d’être signalé, ce résultat remarquable a été obtenu, nonen vertu d’un plan général tracé d’avance, mais seulement par l’effet des entreprisesisolées qu’ont provoquées les besoins locaux de quelques parties de la ligne. Personnen’a proclamé à priori la nécessité de faire un chemin de fer de l’Hudson au lac Érié .L’idée de ce grand chemin ne s’est présentée aux populations et aux spéculateursqu’après qu’il avait été à demi réalisé. Sous ce rapport, les populations anglaisesdiffèrent beaucoup des Français ; la race anglo-saxonne n’arrive à la conception géné-rale d’une entreprise que lentement et par degrés, lorsque la pratique 1 y conduit, etqu’elle est déjà en partie exécutée. Le caractère français procède tout au rebours. Nous