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ÉTAT DE NEW-YORK. — CHEMIN DE FER DE NEW-YORK AU LAC ÉRIÉ .
New-York à Albany . Son capital social avait été souscrit, et il y a même eu unemise en adjudication de quelques travaux. 11 n’est pas probable pourtant que, de long-temps encore, cette ligne se réalise.
L’idée de se soustraire aux obstacles qu’oppose l’IIudson, pendant les rigueurs del’hiver, aux rapports commerciaux entre New-York et l’Ouest de l’Union, soutenue parune large pensée d’équité, celle de faire participer au bienfait des communicationsperfectionnées le Midi de l’État, a donné naissance au vaste projet d’un chemin defer méridional, de New-York au lac Érié . Entrepris par une compagnie qu’a autoriséeune loi du 24 avril 1832, ce chemin de fer est depuis 183C en cours d’exécution.
Au premier abord, cet ouvrage semblait devoir présenter de très-grandes difficultés,parce que, en dehors de la dépi'ession naturelle qu’offrent les vallées de l’IIudson et duMohawk, le terrain qui sépare New-York du réseau des lacs est fort accidenté et tra-versé par plusieurs arêtes de partage des eaux, et par des crêtes de montagnes. Onpensait que la seule communication possible par le Midi de l’État, entre New-York et lelac Érié , la seule satisfaction qui pût être accordée aux justes réclamations des habi-tants des comtés méridionaux, serait cette roule macadamisée qu’en 1825 proposaitClinton, en sa qualité de Gouverneur. Mais il est résulté des études qui ont eu lieu,en 1834 et 1835, sous la direction de M. B. Wright et par une dérogation spéciale à larègle établie à l’égard des entreprises des compagnies, aux frais de l’État, qu’un cheminde fer pouvait être exécuté dans cette région, moyennant une dépense limitée.
Par une route de terre, dirigée dans son ensemble comme le chemin de fer, il n’yaurait entre les deux points extrêmes de cette ligne que 625 kilom. environ. M. Wrighta préféré un tracé plus long, mais ne nécessitant pas de grands travaux d’art, à toutautre plus court, qui eût exigé des tranchées et des remblais considérables, et des sou-terrains toujours coûteux. Il s’est décidé à établir le chemin de fer au fond des vallées,en le ployant à leurs contours. Sur plus des quatre cinquièmes de son étendue, le cheminde fer se tiendra ainsi sur le bord des cours d’eau et se déroulera selon leurs sinuosités.Sur un développement total de 777 kilom., le tracé de M. Wright s’étend pendant 220kilom. à côté de la Susquéhannah et de ses affluents; pendant 100 kilom. d’une part, et02 kilom. d’une autre, le long de la Délaware et de ses principaux tributaires; pendant38 kilom. le long de l’Allégliany ; pendant 30 kilom. le long du Ramapo et pendant 150kilom. le long de moindres cours d’eau. En allongeant ainsi la ligne de presque tous lesdétours des rivières, on n’augmente que la dépense de la superstructure, dépense qui,avec le système de construction en bois adopté par les Américains, serait en tout paysmoins élevée que celle des terrassements, percements et ouvrages d’art, pour peu
un réseau de chemins de fer. Les lacs étant gelés tous les ans près de leurs rives, et tous les cours d’eau de l’Ouestl’étant aussi, les communications par eau, les seules qui aujourd’hui subsistent réellement dans l’Ouest, se trouventinterceptées pendant l'hiver. Dés lors un chemin de fer aboutissant du littoral à la région des lacs n’attirerait à lui, dansla condition actuelle des choses, qu’une très-faible clientelle, du mois de décembre à celui d’avril. Mais les États del’Ouest commencent à se couvrir d’un réseau de chemins de fer. L’État d’Illinois par exemple , y travaille avec ardeursur tous les points de son territoire.
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