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Tome premier.
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PENSYLVAN1E. — APERÇU HISTORIQUE. 333

fer continue à s’élever avec une inclinaison qui varie ordinairement de 0 m ,0053 à0 m ,0056 par mètre jusqu’à Paoli. Là il se trouve au sommet de la côte qui borne aumidi la vallée de Chester (1). 11 se tient dans cette vallée pendant un long intervalle,passant d’un côté à l’autre, coupant d’abord le Valley Creek, tributaire de la Brandy-wine, ensuite, près de Downingtown, la branche orientale de la Brandywine, à Coats-ville la branche occidentale, puis le Buck Run, puis l’Octarora. Il arrive ainsi jusqu’aufaîte nommé Mine Ridge , qui est élevé de 180 mètres au-dessus de la mer : ce faîteou contre-fort intérieur de la chaîne des Alleghanys sépare la vallée de Chester decelle de Lancaster. On le traverse au Great Gap. C’est là que le chemin de feratteint sa plus grande élévation, qui est réduite par une tranchée à 171 m ,40 au-dessus de la mer.

Au delà du Mine Ridge, le chemin de fer se dirige sur la ville de Lancaster qu’iltraverse ; il atteint ensuite les collines qui bordent la Susquehannah, et descend jusqu’aufleuve. Avant 1839, on atteignait le niveau de la rive au moyen d’un plan incliné, ayantune hauteur de 27 m ,45, et une base de 549 m ; ce qui revient à une pente de 0 m ,050par mètre (2). Actuellement le tracé est changé, et l’on arrive, comme nous ledirons tout à l’heure , à Columbia, sans l’intermédiaire d’un plan incliné.

Entre le Mine Ridge et Columbia, le chemin de fer traverse le Pequea, le Mill Creek,le grand et le petit Conestogo.

Le maximum de la pente est de 0 m ,0067 par mètre, à l’exception du passage duMine Ridge. Elle varie le plus communément de 0 m ,0038 à 0 ra ,0051 par mètre. Cettedernière inclinaison se présente fréquemment.

Au Mine Ridge, on avait espéré réduire la pente à 0 m ,00G7 par mètre ; il suffisait pourcela d’une tranchée de 845 m de long, dont la profondeur maximum n’eût été quede 1 l m ,28. M. Wilson, chargé des études du chemin de fer, s’était assuré par des son-dages qu’il n’y avait point de roc à faire sauter. Mais quand on se mit à l’œuvre, ontrouva d’abord des sources abondantes, puis des sables mouvants. Les matièresenlevées étaient aussitôt remplacées par d’autres. Sur une longueur d’environ 200 m , leterrain à droite et à gauche glissait en masse dans la tranchée. Après de vains efforts,on reconnut qu’il faudrait deux ans de travaux et plus d’un million de dépense sup-plémentaire pour suivre le plan primitif , et on y renonça. On se décida à porter la penteà 0 m ,0076, sur une longueur de l,600 m de chaque côté du point culminant. Malheu-reusement, de nouveaux glissements de terrain eurent lieu, malgré les pilotisqu’on avait enfoncés pour raffermir le sol et les eaux affluèrent encore. L’ouvragen’avançait qu’avec une excessive lenteur ; et, comme on tenait à achever promptement

(1) Ainsi que nous avons déjà eu occasion de le remarquer pour d’autres localités, ce n’est point une vallée hydrogra-phique. C’est un district agricole formé de plaines mamelonnées, et faisant partie d'un des sillons des Alleghanys,distinct de celui que, plus au midi, on appelle VaiUe de Virginie.

(2) Ce sont les mesures données par l’ingénieur Wilson, dans un rapport de 1852. D’après un rapport des Commis-saires des Canaux du 8 décembre 1857, le plan incliné du Schuylkill aurait 828 m de base sur 56 m ,42 de hauteur ; etcelui de Columbia 384 m de base sur 27de hauteur.