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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE II.

le chemin de fer, on adopta l’inclinaison de 0,0085 m pour l,200 m de chaque côtédu faîte.

Le tracé offre une série de pentes et de contre-pentes. Les vallées, telles que cellesde Chester et de Lancaster, comprises d’une part entre deux crêtes successives desAlleghanys, et d’autre part entre deux éperons allant d’une crête à l’autre, sontcoupées transversalement par un grand nombre de cours d’eau nécessairement séparéspar autant de points de partage, et d’un cours d’eau à l’autre elles sont d’ailleurstrès-mamelonnées.

Les rayons des courbes sont souvent fort petits. Ils ont de 192 à l,153 m . La portiondu chemin occupée par les courbes forme moins du tiers du parcours total, c’est-à-dire39 kilom. sur 131.

En résumé, eu égard à l’état actuel de l’art, le tracé de ce chemin serait plutôt au-dessous qu’au-dessus du médiocre.

La longueur du chemin de fer est de 131 kilom., du bassin du canal, à Columbia, aucoin de Vine-S' et de Broad-S', à Philadelphie . Il est à double voie et exploitémaintenant par des machines locomotives. Les deux plans inclinés, en activité au1 er janvier 1839, et réduits à un seul maintenant, étaient desservis chacun par deuxmachines fixes de 40 chevaux au plan de Columbia, et de 60 chevaux au plan duSchuylkill.

Ce chemin de fer présente des ouvrages d’art multipliés. On y compte 31 viaducsen charpente, avec culées et piles en pierre, dont la longueur totale mesurée sur laplate-forme est de 2,242"'. Les principaux sont : le pont du Schuylkill, qui a entre lesculées 307 m ,44, et qui est élevé de ll m ,59 au-dessus de l’eau et de 14 m ,20 au-dessusdes fondations ; celui du Valley Creek, de 4 travées, qui a 182 m , et dont l’élévation estde 18”,60 au-dessus des fondations, et de 17 m ,69 au-dessus de l’étiage; celui de laBrandywine Orientale, de 14G m , en 4 travées, élevé de 8 ra ,84 au-dessus de l’étiage; celuide Coatsville sur la Brandywine, de255 m , avec des piles de 22 m ,26 de hauteur au-dessusde l’eau ; celui du Buck Run de 144 m ; celui du Pequea de 44 m en une seule travée;celui du Mill Creek de 168 m , haut de 12 ra ,20; celui du grand Conestogo de 431™, hautde 18 m ,30; celui du petit Conestogo de 245 m , haut de 14 m ,33.

Ces ouvrages considérables ont été cependant peu coûteux. Les Américains saventexécuter avec une économie merveilleuse les plus grandes constructions en bois, etmême en pierre, comme nous le verrons. Malheureusement tous les ponts du cheminde fer de Columbia, tels qu’ils ont été établis, sont trop faibles de charpente, quoiqueavec la même dépense on en fasse ailleurs de suffisamment solides. Ils ne pourraientsupporter deux trains à la fois. Leurs piles en pierre étaient fort grossièrement con-struites : elles ont bientôt menacé ruine, et il a fallu les flanquer de contre-forts. Ils neprésentent même pas toujours la largeur qu’exigerait le passage de deux trains.Ainsi, ce chemin de fer, qui a été exécuté à deux voies, offre les inconvénients deschemins qui n’en ont qu’une.

Lorsque ce chemin de fer fut construit, on pensait qu’il fallait autant que possible serapprocher des chemins anglais alors existants. On effectua donc la pose sur des dés en