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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE VI.
Moment placé dans le vallon du petit Conemaugh, on pouvait éviter un détour del,600 m auquel M. Robinson s’était assujetti; et c’était là une amélioration réelle.
Une polémique vive s’engagea entre M. Robinson et le colonel Long, au sujetde leurs tracés respectifs. M. Robinson n’eut pas de peine à démontrer que le sienrendrait les transports beaucoup plus économiques, qu’il permettrait de faire passersur le chemin de fer, dans le même temps, une plus grande quantité de marchandises,et que les plans inclinés du colonel Long étaient tout à fait inexécutables. Il s’appuyade l’exemple du chemin de fer anglais de Cromford à High Peak, où les plans inclinésont des pentes de 0 m ,147 àO m ,125 par mètre, de celui de Carbondale à Honesdale,qui venait alors d’être achevé aux États-Unis . Il appuya son opinion sur des calculsfinanciers et mécaniques parfaitement concluants. Toutefois on ne lui donna rai-son qu’à moitié. Les Commissaires des Canaux et la législature ordonnèrent qu’il fûtprocédé à de nouvelles études, et même un article spécial d’une loi interdit nomina-tivement le souterrain que M. Robinson avait proposé pour le sommet de la montagne.
Le tracé définitif, suivant lequel le chemin de fer a été exécuté par M. Welch, diffèrecependant peu de celui de M. Robinson. Les plans inclinésy sont moins raides et pluslongs. Us sont tous exempts de déviation latérale ; ils n’offrent aucune courbure , si cen’est au point de raccordement avec le palier inférieur. Le souterrain du sommeta été écarté, et l’on a ouvert celui qu’avait recommandé le colonel Long dans le vallondu petit Conemaugh.
Le chemin de fer fut voté en 1831. Les travaux commencèrent en juillet de la mêmeannée. Il fut terminé sur une voie en 1834, et sur deux voies en 1835.
Sa longueur est de 59 kilom. ; il offre dix plans inclinés, dont la pente maximum estde 10 j pour cent, et dont le plus long a 946"' de base horizontale. Chacun d’eux estmuni de deux machines fixes dont la force est suffisante pour qu’une seule subvienneau service. Les pentes, hors des plans inclinés, sont généralement de moinsde 0 m ,005 par mètre. Cependant, près d’Hollidaysburg, sur une distance d’environ5 kilom., par suite de mauvaises dispositions qu’il eût été possible d’éviter, elle estde 0 m ,00G7 et même de 0 m ,010 par mètre. D’ailleurs, sur aucun des deux versants il n’ya de contre-pente.
La totalité des pentes est de 783 m ,72 , au lieu de 692 m seulement qu’offrait le tracéde M. Robinson, au moyen d’un souterrain au point culminant.
Les rayons de courbure sont généralement de plus de 200 ro ; il existe pourtant plu-sieurs petites courbes, ayant un développement total de l,700 m , qui descendent jusqu’àdes rayons de 135 m . 31 kilom. sont en ligne droite. Les courbes n’occupent ainsique 28 kilom., c’est-à-dire un peu moins de la moitié du chemin.
Les tableaux suivants montrent la courbure et l’inclinaison des diverses parties duchemin de fer.