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Tome premier.
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SECONDE PATITIE. SECTION II. CHAPITRE YIII.

TARIFS DES LIGNES MOYENNES DES ÉTATS-UNIS.

! NATURE DES OBJETS.

CANAL

du

Schuylklll.

CANAL

de

l’Union.

CANAL

du

Lehigh (1).

CANAL

du Rarilan

à la Delaware .

CANAL

de la Delaware

à la Chesapeake .

| Fumier, sable et gravier

par 1,000 kilog.

0 tr - 022

0

fr - 029

»

0

fr - 037

0

tr - 060 «

i Houille .

» 030

»

022 W

0 fr - 035

»

035

»

072

| Farine .

» 037

»

044

))

»

042

»

177

! Blé.

» 044

n

Ool

))

»

037

»

136

Porc salé.

. . id .

» 044

»

Ool

»

)>

0o5

»

187

Fer.

» Ool

»

Ooo

))

))

035

»

191

| Tissus.

. . . id .

« 073

»

088

»

»

080 M

»

194 ( s )

! Bois de charpente. . .

par mètre çube.

» 019 («)

»

012

» 033

»

027

»

055

Planches et chevrons. .

» 018 W

»

020

« 018

»

021

»

030

Les deux tableaux qui précèdent donnent une idée suffisamment exacte des con-ditions financières de la navigation en Amérique . En dehors des deux catégoriesdont nous venons de citer des exemples, il n’y a en Amérique que des canauxtrès-petits, isolés, à qui des circonstances particulières permettent quelquefois d’useravec rigueur des droits qui leur sont conférés par leurs chartes. De là des péagesfort élevés; mais ce ne sont, aux États-Unis , que de très-rares exceptions. La plu-part des canaux américains constituant par eux-mêmes des lignes assez grandes,ou formant partie intégrante de quelque longue artère , ne peuvent produire de beauxrevenus qu’au moyen de tarifs modérés.

Comme exemple d’un tarif excessif, nous pourrions citer le canal Middlesex{page 295 ). Le canal de la Delaxvare à la Chesapeake , qui d’ailleurs est plutôt unepetite ligne qu’une ligne moyenne, pourrait aussi être rangé dans la catégorie descanaux à tarif extrême. Mais sous ce rapport, le canal de Louisville à Portland esttout à fait extraordinaire. Placé au milieu du vaste réseau de la navigation

(1; l.cs chiffres indiqués dans cette colonne sont des mnxima que la compagnie s'est engagée à ne pas dépasser. Danscet engagement, deux articles seulement, ceux de la houille et du bois de sciage , ont été mentionnés, parce que seulsils paraissaient devoir donner lieu à un commerce actif.

(2) Le fumier, le sable et le gravier ne figurent pas sur le tarif du canal de la Delaware à la Chesapeake . Nous avonsindiqué ici le péage établi sur les briques, qui, dans ce tarif, comme dans la plupart des autres , sont au nombre desarticles les moins grevés.

(5) Lorsque la houille (ou anthracite ) ne traverse pas le canal dans tout son développement, le péage est de 0 fr 02î>.

(4) On paye d’après le volume des caisses ou ballots, à raison de 0 fr 071 par met. cub. et par kilom. (0 do11 -0006 par pi. cub.et par mille). Si l’on assimile, comme c’est l'usage, la tonne à 40 pi. cub., on trouve le résultat consigné dans le tableau.

(5) On paye d’après le volume des caisses, à raison de 3 fr -76 par mèt. cub. (2 cents par pi. cub. ) pour tout le trajet de22 kilom. En considérant 40 pi. cub. comme représentant une tonne , on arrive au résultat consigné dans le tableau.

(fi) La perception a pour base le poids. Les bois de charpente et les planches et chevrons payent 0 fl - 029 par tonne etpar kilom. Pour arriver aux chiffres indiqués dans le tableau, on est parti des rapports admis sur ce canal entre les poidset les volumes. D’après les rapports admis en France , ces droits deviendraient 0 fr 024 pour le bois de charpente, et0 tr - 018 pour le bois de sciage. D’après ceux de l’État de Pensylvanie ils seraient de 0 fr - 019 1 un et 1 autre.