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causer que peu de dommage au producteur ou au consommateur. Enfin les compa-gnies ne comprenaient pas encore le profit qu’il y aurait eu pour elles, dans bien des casau moins, à provoquer un mouvement commercial plus actif, en allégeant les droits, etsemblaient persuadées qu’en matière de taxes deux et deux font nécessairement quatre.De son côté le commerce, habitué jusque-là à payer le transport fort cher sur les rou-tes à barrières, au lieu de murmurer contre les prétentions des compagnies des canaux,ne songeait qu’à applaudir au rabais qu’elles lui offraient. Celles-ci donc ont été portéesà user et môme à abuser de la latitude que leur laissaient les actes de concession parlesquels on ne leur a prescrit que des maxima élevés.
Voici un aperçu général des dispositions des tarifs réels des canaux anglais , telsqu’ils ont été jusqu’à ce que les chemins de fer, commençant à faire sentir sur quelquespoints aux compagnies des canaux l’aiguillon de la nécessité, préparassent une ré-forme , et tels qu’ils sont en ce moment même aujourd’hui presque partout, parce queles chemins de fer ne sont pas terminés encore, ou que le service des marchandises n’yest pas organisé :
Les produits sont partagés en plusieurs classes, trois ou quatre au moins. Mais enfaisant abstraction de faibles différences ou d’exceptions peu nombreuses, on peutramener ordinairement ces classes à trois. La composition des classes est variable;cependant la première, celle des objets les plus ménagés, renferme le plus fréquem-ment la chaux, le charbon, la terre à briques, les briques, le sable et le gravier, lesengrais et amendements, les matériaux de chargement pour les routes , le minerai defer; la deuxième se compose plus habituellement des matériaux de construction, telsque les bois et la pierre de taille, des fourrages, du fer forgé ou fondu, du bétail surpied ; la troisième embrasse les denrées alimentaires et les produits manufacturés oules matières premières des manufactures, telles que le coton, la laine et les bois deteinture.
Dans cette hypothèse de trois classes, la première n’est presque jamais taxée à moins d’un demi-pennypar tonne anglaise ( de 1,016 kilog.) et par mille, ou, par tonne de 1,000 kilog. et par kiloin., à 0 fr 032
Plus ordinairement elle l’est deux fois plus, à.. » 064
Quelquefois le droit va pour elle au triple, ou à. « 097
T,n 2 e classe est taxée , dans quelques cas seulement, à un penny par tonne anglaise et par mille,
ou, par tonne et parkilom ,à..»
Plus ordinairement elle l’est.. . . . de 0 fi 097 à »
Quelquefois elle l’est.de » 161 à »
La 3 e classe est quelquefois tarifée à 2 pence par tonne anglaise et par mille, ou, par 1,000 ki-
log. et par kilom., à. »
Plus habituellement elle l’est à.»
Dans certains cas assez nombreux elle l’esta.. »
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Il est assez fréquent qu’il y ait un petit nombre d’articles soumis à ce dernier droit. Il n’est mêmepoint sans exemple qu’on applique des droits plus forts.
Les maxima fixés par le Parlement vont souvent jusqu’à. » 386