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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE X.
hannah, et c’est ce que le régime de la basse Susquehannah rendait absolument impra-ticable. On adopta donc le tracé du Schuylkill, du Tulpehocken et du Swatara.
Le29septembre 1791, un acte delà législature autorisa une compagnie à établir uneligne navigable du Schuylkill à la Susquehannah, par le Tulpehocken et le Swatara et sonaffluent le Quittapahilla. Le 10 avril suivant, une autre compagnie fut autorisée à amé-liorer le Schuylkill, en amont de Philadelphie, et à ouvrir, entre la Delaware et lui, unecoupure située à peu de distance du confluent des deux rivières. Comme les res-sources du pays étaient alors extrêmement bornées, chacune des deux entreprisesétait conçue sur une modeste échelle. La compagnie du canal du Schuylkill à laSusquehannah voulait borner la sienne à un canal d’environ 8 kilom., entre lessources du Tulpehocken et celles de Quittapahilla. Elle eût en outre perfectionnéces deux cours d’eau et le Swatara sur divers points. On aurait ainsi obtenu unenavigation passable entre Reading , ville importante de l’intérieur, située au con-fluent du Tulpehocken et du Schuylkill, et Middletown où le Swatara se jette dansla Susquehannah. De même la compagnie de la canalisation du Schuylkill n’eût paspoussé ses travaux plus haut que Norristown, qui est à 26 kilom. de Philadelphie .Le régime du Schuylkill entre Norristown et l’emboucliure du Tulpehocken , sur unintervalle d’environ 72 kilom., tout imparfait qu’il était, semblait alors suffisantpour les besoins du commerce. Cette même compagnie était aussi autorisée à con-duire à Philadelphie l’eau potable dont cette ville était dépourvue et que le Schuylkilleût fournie. C’était même à cette fin principalement qu’elle recevait la missiond’ouvrir une dérivation dans la plaine qui sépare le Schuylkill de la Delaware ,un peu au-dessus de leur réunion et au travers de Philadelphie . La ville étaitalors tout entière le long de la Delaware dont l’eau est saumâtre, et à 2 kilom. duSchuylkill.
Les deux compagnies se mirent à l’œuvre, et dépensèrent des sommes assez fortes, euégard aux capitaux disponibles alors dans le pays. Le 17 avril 1795, une nouvelle loiles autorisa à organiser de concert une loterie dont les bénéfices devaient êtrepartagés entre elles dans une proportion déterminée. Tant que la loterie a subsistéaux États-Unis , c’est un mode d’encouragement que les divers États ont plusieursfois mis en usage en faveur des compagnies de Travaux Publics. Le bénéfice que lesdeux compagnies recevaient la faculté de se procurer ainsi était limité à 2,133,000 fr.,dont 1,422,000 fr. pour la compagnie du Schuylkill à la Susquehannah, et 711,000 fr.pour la compagnie du Schuylkill.
Faute de fonds et aussi faute d’hommes de l’art habiles à tirer le meilleur parti possibled’une somme limitée, les deux compagnies se trouvèrent bientôt dans l’impossibilitéde continuer. Le délai de dix ans, qui leur avait été assigné, était expiré pour l’une etallait expirer pour l’autre, lorsque, le 23 avril 1802, une loi les releva de la déchéance.
Le 1 er mars 1806, la législature autorisa le Gouverneur à souscrire pour 400 actionsde 2,133 fr. chacune ou pour une somme totale de 853,000 fr. au canal du Schuylkill àla Susquehannah. Il était cependant entendu que la compagnie payerait a 1 État l’inté-rêt a 6 pour 100 de cette somme, au moins jusqu’à l’achèvement des travaux.. La même