PENSYLYANIE. — CANAL DU SCHUYLKILL.
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large. Cette grande largeur pour si peu de longueur provenait sans doute de cequ’à cette époque on croyait, en Pensylvanie comme dans l’État de New-York, que lemeilleur système de transport sur les canaux consistait à se servir de bateaux très-étroits, de 2 m ,30 à 2 m ,50, par exemple, allant, autant que possible, par convois etfranchissant les écluses deux à deux. La compagnie se conforma à ces dernières propor-tions. Plus tard , le 20 mars 1827", elle sollicita et reçut l’autorisation de ne donner àses écluses que 4 m ,12 de large. De la part de la compagnie et de la législature, ce futune autre erreur en sens inverse de la première. L’État ayant adopté pour les dimen-sions des écluses de ses canaux 4 m ,57 sur 27 m ,45, il convenait, dans l’intérêt du publiccomme dans celui de la compagnie, qu’à l’avenir les mêmes proportions fussent adop-tées pour les écluses du canal du Schuylkill. Il est vrai qu’alors l’exiguïté des nouvellesécluses du canal de l’Union, qui sépare le canal du Schuylkill des lignes navigablesde l’État, et la ténacité avec laquelle l’administration du canal de l’Union soutenait lasupériorité de ses écluses resserrées, paraissaient écarter indéfiniment la possibilitéd’écluses uniformes, sur la ligne de Philadelphie à l’Ouest par le Schuylkill. Cepen-dant, en 1837, la compagnie de l’Union, reconnaissant enfin de quelle importance ilserait pour elle de faciliter aux marchandises, qui descendent la vallée de la Susque-hannah, le moyen de se rendre à Philadelphie , sans transbordement ou sans subir lesfrais du chemin de fer de Columbia , demanda à la législature de l’aider dans la con-struction d’une nouvelle série d’écluses qu’on eût établies côte à côte des ancienneset qui eussent été semblables à celles des canaux de l’État. La compagnie du Schuylkillavait compris à l’avance que le succès de cette requête était un résultat inévitable pourun prochain avenir, et, dès 1837 , toutes les fois qu’elle avait eu à bâtir des écluses,pour remplacer les anciennes ou pour les doubler, elle leur avait donné les proportionsde celles des canaux de l’État, 4 m ,57 sur 27 m ,45. En 1839 , en effet, la législature avoté 2,133,000 fr. pour la compagnie du canal de l’Union ; il paraît cependant que leGouverneur de l’État a jusqu’à présent paralysé cette allocation, en faisant usagede la faculté de veto dont il jouit en Pensylvanie .
Le premier réservoir qui ait été construit est celui du vallon du Tumbling Run , surla rive gauche du Schuylkill, vis-à-vis Mount Carbon. Il fut commencé en 1832 et ter-miné en 1833. Sa profondeur va jusqu’à 12 m ,66 ; il contient 655,000 mèt - cub -. En 1835 et1836 on en a établi, dans le même vallon, un second d’une capacité de 849,000 met - oub - etprofond de 15 m ,86.
Pour régulariser la perception des droits de péage sur le canal du Schuylkill, on y aétabli plusieurs écluses à peser ( [weigh locks ). Elles sont placées :
A l’extrémité inférieure du canal à Fair Mount. Nous donnons le dessin de celle-ci(Planche IY) ;
A Schuylkill Haven;
A Kernsville, pour les bateaux qui viennent des mines du petit Schuylkill, dePotts-ville et de Mount Carbon.
Le dernier barrage en aval, celui de Fair Mount, crée une belle chute dont on tireparti pour élever sur un coteau voisin , dans plusieurs réservoirs, une grande quan-