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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE X.
sus du centre du châssis zzzz. Accouplées alors deux à deux dans un même collier, ellestransmettent la pression, que le châssis leur fait éprouver, au cinquième levier fk, quis’appuie par deux oreilles h,h sur deux poutres tt,tt. L’extrémité k porte un plateau quel’on charge de poids de manière à équilibrer le bateau, et une table calculée d’après lesrapports des bras des leviers fait connaître le poids du bateau.
La transmission au levier fk de la pression supportée par les quatre leviers ab, a'b ',cd, c'd ', s’opère par deux étriers mn, m'n' (fîg. 12), dont l’extrémité inférieure reçoit lescolliers e ete', et dont la bande supérieure repose sur deux boutons coniques r,r sail-lants sur la cheville pp, qui traverse le levier/’/.: et fait corps avec lui.
Les deux leviers accouplés ab,a,b', ou cd,ddl agissent de la même manière sur lapartie inférieure n ou n de l’étrier correspondant.
Tous les bateaux ayant été pesés à vide et étant numérotés et marqués, on défalquedu poids total indiqué par la pesée le poids du bateau lége, ce qui détermine le charge-ment réel.
Le sas a deux portes M ,M qui se rabattent autour d’une charnière horizontale, et qui,à cause de la diminution de pesanteur que le bois éprouve dans l’eau, sont très-aiséesà soulever ; un seul homme saisissant par une perche un anneau fixé sur leur bord , yparvient sans peine. Une fois l’une et l’autre relevées et maintenues par un arrêt, onouvre trois vannes 0,0,0 qui aboutissent à l’extérieur, et le sas se vide. Le bateau, quia été préalablement introduit dans le châssis, agit alors sur les leviers.
Quand l’opération est terminée, et elle ne dure que quelques minutes, on ferme lesvannes 0,0,0, et l’on en ouvre d’autres qui font arriver l’eau ; le sas se remplit; lesportes, qu’on cesse de tenir amarrées, retombent par leur propre poids.
Les leviers sont en fonte. Ils sont reliés deux à deux par des traverses ss.
Dans la Jig. 12, l’un des colliers, celui de droite , mn, est ouvert par le milieu. On voitainsi comment la bride e enveloppe l’extrémité « du levier, comment le levier ab pressela partie inférieure du collier, et comment la partie supérieure m du même collier ren-voie la pression au bouton r.
La fig. 13 montre le même collier m n retourné d’un quart de cercle, de manière àêtre vu de face.
Ces balances sont sensibles à un petit nombre de livres. Elles peuvent peser avecprécision des bateaux chargés de 1 50 tonnes, et il est très-rare aux États-Unis que leschargements dépassent ou même atteignent la moitié de ce poids.