PENSYLVAN1E. — CANAL DE L’UNION.
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CHAPITRE XI.
2' Partie de la ligne navigable de Philadelphie à la Susquehannah,
ou canal de l’Union.
Historique à partir de la paix de Gand . — Commencement des travaux en mars 1821. — Ouverture du canal en 1828.— Manque d’eau; difficultés d'alimentation; roues hydrauliques et machines à vapeur pour élever l'eau jusqu’aubief de partage; immense réservoir. — Rigole navigable du Swatara, bassin de Pitié Grove; chemin de fer.Construction de la digue du réservoir. — Dépense de la machine à feu; sa puissance. —Planchéiage du canal pour lerendre étanche. —Ressources alimentaires tirées du Tulpehocken et du Quittapahilla.—Dimensions du canal. —Ou-vrages d’art. — Pentes à racheter ; élévation du bief de partage ; nombre des écluses ; souterrains ; écluses à peser. —Dimensions des écluses; discussion soutenue par M. L. Baldwin contre les petites écluses. — En 1857, la compagnie sedécide en faveur d’écluses semblables à celles du canal de Pensylvanie , et sollicite le secours de l'État pour reconstruiretoutes les siennes sur ce modèle, et pour élargir le canal.—Dimensions et charge des bateaux; frais de traction.—Itinéraire sur le canal ; sa longueur et celle de ses dépendances. — Trajet de Philadelphie à Middletownsur les canauxdu Schuylkill et de l’Union, et par le chemin de fer de Columbia et le canal latéral à la Susquehannah. —Dépense deconstruction. — Dette de la compagnie. — Appui donné par l’État à la compagnie à diverses époques ; loterie. — Tarifdes péages. — Mouvement et revenu du canal.—Nombre des bateaux. — Frais d’entretien, d’exploitation et d’admi-nistration. — Solidarité des deux canaux du Schuylkill et de l’Union. — Marchandises qui se rendent à Philadelphie parla double voie de ces canaux et du chemin de fer de Columbia. — Persévérance déployée pour l’exécution du canal deF Union.
La compagnie du canal de l’Union, dont la tâche fut réduite par la loi du 8 mars1815 à joindre le Schuylkill à la Susquehannah par le Tulpehocken et le Swatara,s’était occupée activement dès sa fondation, en 1811, de se procurer des fonds et demettre à profit son privilège de loterie. Elle avait cherché, mais sans succès , à em-prunter sur l’ensemble de ses ressources, y compris ce privilège, une somme decent mille dollars. Après la paix de Gand (1815) elle fit des démarches près de la légis-lature afin d’avoir de l’assistance. Mais la pénurie du Trésor et la déplorable situationfinancière du pays tout entier rendirent stériles le bon vouloir des Chambres et les in-stances de la compagnie. En novembre 1820, la compagnie avait réuni, par sa loterieou par des souscriptions, une somme de 280,000 fr. Elle se flattait de l’espoir d’obte-nir de l’État quelques secours et sollicitait de sa part la garantie d’un intérêt de 6 p„100 pourjun emprunt de 4,206,700 fr. qu’elle jugeait devoir suffire, avec ce qu’elle at-tendait de sa loterie, à l’achèvement des travaux.
Au mois de mai 1821, la compagnie s’organisa pour se mettre à l’œuvre. Elle appelaà son service un ingénieur capable, M. L. Baldwin, qui s’était signalé par la construc-tion d’une vaste digue au travers des lagunes qui entourent Boston . Elle était parve-nue à réunir une certaine somme. A la fin de 1821, sa loterie lui avait rapporté 385,300fr. Enfin, le 15 février 1822, cette persévérance, que trente et un ans de mécomptes et