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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE XI.

petits pour qu’un seul cheval pût les traîner avec une vitesse de 3^ à 4 kilom. par heure.On connaît les recommandations de l’homme à qui le Nouveau-Monde et la civilisationdoivent le bateau à vapeur, de l’illustre Fulton , en faveur de canaux extrêmementétroits, destinés à recevoir des bateaux de 5 à 6 tonnes. En 1821, quand la compa-gnie de l’Union reprit son œuvre avec la ferme résolution de l’achever, elle adopta,d’après l’avis de M. L. Baldwin, une largeur de 12",20 à la ligne d’eau et de 7 m ,60 aplafond; et pour les écluses, 22 m ,85 de longueur sur 3™, 80. Mais peu après, le conseild’administration changea d’avis et réduisit la largeur des écluses à 2“,60, en di-minuant seulement celle du canal de l m ,22 à la ligne d’eau, et de 0 ra ,30 au plafond. Laprofondeur du canal fut aussi fixée à l m ,22 au lieu de l m ,52. M. L. Baldwin aima mieuxquitter le service de la compagnie que de souscrire à ces modifications, du moinsen ce qui concernait la largeur des écluses. Alors s’engagea entre l’administrationdu canal et lui une polémique dans laquelle il établit que, d’après les exemples detous les canaux de France et d’Angleterre, le rapport entre la largeur des écluseset celle du canal au plafond devait être à peu près de 1 à 2.11 fit voir même que généra-lement la largeur des écluses dépassait la moitié de celle du plafond du canal. QuoiqueM. Baldwin n’embrassât pas dans sa discussion tous les éléments qui peuvent influersur la facilité de traction, et qu’il fit, par exemple, abstraction de la profondeur ducanal, sa critique tout empirique était fondée, et il avait raison de dire à la compa-gnie qu’il fallait ou élargir les écluses ou rétrécir le canal, mais que l’élargissementdes écluses était incomparablement le meilleur parti. Une circonstance grave vint bien-tôt fournir à M. Baldwin un puissant argument. L’État de Pensylvanie commença sonréseau de canalisation; il fut décidé que les écluses y auraient 4 m ,57 sur 27 m ,45.Il était évident, dès lors, que l’intérêt delà compagnie du canal de l’Union étaitd’adopter les mêmes proportions. Cependant, celles de 2 m ,60 sur 22 m ,85 préva-lurent. Bans les rapports annuels de l’administration du canal, jusqu’en 1836, il a étéd’usage presque régulier d’insérer une justification de ces dimensions. En 1837 seule-ment, la compagnie a senti et a avoué sa faute. Elle a pris la résolution de donner au ca-nal et aux écluses les dimensions usitées sur les principaux canaux du pays. Elle s’estadressée à la législature pour obtenir des secours qui lui permissent d’opérer cetélargissement général. D’après le mémoire présenté par elle à la législature à la fin de1838, la dépense devait être pour le canal, abstraction faite de la rigole navigable,de 1,000,000 doll. Nous avons déjà dit , à l’occasion du canal du Schuylkill (page 455),qu’en 1839 les deux Chambres avaient voté en sa faveur une allocation de 2,133,300 fr.(400,000 doll.), mais que ce vote était demeuré sans effet parce que le Gouverneuravait refusé de le sanctionner.

La chute des écluses est généralement de l m ,52 à l m ,83. Quelques-unes n’ont pas plusde l m ,37. Un petit nombre a de 2 ra ,13 à 2 m ,44.

La conséquence de l’exiguïté des écluses, c’est que les bateaux qui les traversentne peuvent avoir que 2'“,44 de plus grande largeur et 22” de long ; sur les canaux de l’É-tat de Pensylvanie et sur celui du Schuylkill avec ses nouvelles écluses, les dimen-sions ordinaires sont de 4 m ,42 de largeur au centre sur 25 m ,92 de long. La charge