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D’abord buvons; ça nous ouvrira la vallée d’Àn-goulême, güillemain, l’Enrôlement supposé, sc. 9(l 797). Ce dicton est fondé sur la ressemblance deces mots avec avaler et engoulcr. || 6* Poire dedallée, sorte de poire.
— SYN. vallée, vallon. Vallée signifie un espacePlus étendu ; vallon en marque un plus resserré.
HtST. xi* s. Paien chevalchent par ces grai-gnurs [plus grandes] valées, Ch . de Roi. liv.N xn* s. Je départirai Sicimant, e la valede destabernacles mesurerai, Liber psalm. p. 77. LesValedes abunderunt de frument, ib. p. 83. || xv* s.Pauvre clergeon en parlement Qui ne tient ne®unt ne vallée, villon, Petit testam. HaultesseU est point sans baisseur, comme on scet dire;tuontaigne n’est point sans vallée, Intern. consol.'> ,0 -1| xvi* g. Tu fi 3 descendre aux vallées lese aux, marot, iv, 312. Que aucuns ne tendent har-nas à vallées [le long] de prairies ne de marets,Coust. gén. t. r, p. 813. Après grande vallée rude
montée, cotgrave.
ÊTYM . Y al; bourguig. vaulée; provenç. val-lada, valeya; ital. vallata.
VALLON (va-lon), s. m. Il 1° Petite vallée, es-pace de terre entre deux coteaux. Et déjà les val-lons Voyaient l’ombre en croissant tomber du hautdes monts, la font. Philém. et Baucis. Tel en unsecret vallon, Sur le bord d’uneo onde pure,Croit, à
I abri de l’aquilon, Un jeune lis, l’amour de la na-ture, rag. Âthal. h, 9. Dans presque tous les val-lons et les plaines basses, on ne manque guère detrouver de l’eau à une profondeur médiocre, buff.Inst. nat. 2 * dise. Œuv. t. i, p. 171. Mon cœur,lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus deses vœux importuner le sort; Prêtez-moi seule-ment, vallons de mon enfance, Un asile d’unjour pour attendre la mort, lamart. Mèd. i, «.
II Fig. Ce triste vallon de pleurs, la terre, le mondeou nou3 vivons. Vous qui passez comme l’ombre Parce triste vallon de pleurs, Passagers sur ce globesombre, Hommes, mes frères en douleurs, lamart.tiédit, h, 4 . || 2- Poétiquement. Le sacré vallon, levallon situé entre les deux croupes du Parnasse , et
gui, selon h Fable, était le séjour des Muses. || On ditaussi ; le double vallon. Et, sans aller rêver dansta double vallon, La colère suffit et vaut un Apol-Ion, boil. Sat. 1 .1| Fig. La poésie. On dirait qu’ils ontseuls l’oreille d’Apollon , Qu’ils disposent de toutdans le sacré vallon, boil. Disc, au roi. || 3° Termede commerce. Fers du vallon, fers supérieurs dela Côte-d’Or .
— étym. Dérivé de val; provenç. vallon, vallo;ital. vallons.
t VALLONTÎE (va-lo-née), s. f. Capsule qui en-veloppe le gland du plus grand et du plus fort deschênes, quercus ægilops, et qui sert à diversusages de l’industrie. || On dit aussi velonnée. Lacouperose et la velonnée se vendent bien pour tein-dre en noir les maroquins et les peaux, de peys-sonnel, Commerce de la mer Noire, t. i, p. 76.
t VALLONNEMENT (va-lo-ne-man), s. m. Ac-tion de disposer en forme de vallons. La disposi-tion des vallonnements [dans l’exposition de fleursde St-Pétersbourg ] était nouvelle : au lieu d’avoirmodelé le sol au moyen de sable ou de terre,toute la surface du terrain avait été couverte deplanches inclinées, comme dans les dépressionsdes gazons ondulés du Paris moderne, Revue hor-ticole, t" juillet 1869 , p. 247 .
t VALLONNER (va-lo-né), V. a. Pratiquer desvallonnements. Les rocailles, les pelouses vallon-nées, les bassins irréguliers, andré, Monit. univ.7 juin 1867, p. 699, 6" col. || Fig. Creusé de rides.Cette figure triste, fatiguée, vallonnée, legouvé,Journ. offic. 27 avr. 1871, p. 4178, 3* col.
VALOIR (va-loir), je vaux, tu vaux, il vaut,nous valons, vous valez, ils valent; je valais; jevalus, nous valûmes; jevaudrai; je vaudrais; valons,valez, qu’ils vaillent; que je vaille, que nous valions,que vous valiez, qu’ils vaillent; que je valusse;valant; valu, «. n.||f Être d’un certain mé-rite , en parlant des personnes (sens le plusrapproché du sens latin de valere, être fort).Croyez que.... tant que je vaudrai quelque chose,je ne puis manquer d’être votre serviteur voit.Lett. 46. Je te connais, Léonce, et mieux que” tu »ecrois ; Je sais ce que tu vaux, et ce que je te doiscorn. Héracl. i, 4. Comme tu m’as souvent dit queje ne valais pas grand’chose, boursault, Lett. nouv.t. TXT, p. 247, dans POUGENS. C’est par là que je vaux'
si je vaux quelque chose, boil. Sat. vu.si je
vaux Quelque chose C’est par là que je vaux, et
DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
par ma belle humeur, regnard, Distr. v, 10. Mafoi, quand je parcours tout ce qui le compose [lemonde], Je ne trouve que nous qui valions quel-que chose, gresset, Méch. n, 3. Chacun des deuxest présentement ce qu’il faut à l’autre ; il m’é-claire, et je l’anime; nous en valons mieux réunis,i. J. rooss. Ilél. iii, 20. Obligé de valoir, mon filsen vaudra mieux, saurin, Beverlei, i, 1. Sans va-nité l’on peut sentir ce que l’on vaut, picard,Entrée dans le monde, i, 2. || Valoirbeaucoup, avoirbeaucoup de mérite; valoir trop, avoir trop demérite. Tu vaux trop; c’est ainsi qu’il faut, quandon se moque, Que le moqué surtout sorte fort sa-tisfait, corn. Veuve, m, 4. Je sais qu’il [votre fils]vaut beaucoup, étant sorti de vous, id. Ment, n, l.Cette femme ambitieuse et vaine croit valoir beau-coup quand elle s’est chargée d’or et de pierre-ries, boss. la Valliére. || Absolument, valoir, avoirde la fortune, du crédit, etc. On ne vaut et l’onn’est heureux qu’autant qu’on se voit à son aiseet bien pourvu, bourdal. Exhort. sur le reniem.de St Pierre, t. i, p. 463. || Ne valoir pas, être au-dessous de. Le reste [des conjurés] ne vaut pasl’honneur d’être nommé, corn. Cinna,v, 1. Leshommes ns valent pas la peine qu’on prend pourles éclairer; et ceux même qui pensent commenous, nous persécutent, d’alemb. Lett. à Voltaire ,22 déc. 1765. || Il ne vaut pas la peine qu’on luiréponde, se dit, par mépris, d’un homme avec quion ne veut point entrer en contestation. || Ne va-loir pas que, avec le subjonctif, même sens. Lâche,tu ne vaux pas que, pour te démentir, Je daignem’abaisser jusqu’à te repartir, corn. Oth. V, 5.Allez, de tels soupçons méritent ma colère; Etvous ne valez pas que l’on vous considère, mol.Mis. iv, 3. |! Cet homme en vaut bien un autre, cethomme mérite autant d’estime qu’aucun autre.Mais je crois qu’après tout ses sœurs la valentbien, corn. Œdipe, i, 3. Vous et moi nous en valonsdeux autres, regnard, Joueur, iii, 12. Les femmesvalent bien messieurs les beaux esprits, destoucii.Phil. marié, n, 6. Un lion mort ne vaut pas Un mou-cheron qui respire, volt .Ecclés. Précis. Je crois va-loir au moins les rois que j’ai vaincus, id. Mêrope, i, 3.Si Virgile était janséniste, Horace, qui levalaitbien,était moliniste, d’alembert, Œuv. t. v, p. 183.|| Monsieur vaut bien madame, voy. monsieur.|| 3* Il se dit du mérite qu’ont les choses. Aussin’appartient-il qu’aux Romains seulement Dem’accorder un don qui vaille infiniment, mairf.t,Sophon. rv. Mais commander ici vaut bien servirailleurs, corn. Toison d’or, i, 2. Et d’autres lieuxde cette mer, Qui ne valent pas le nommer,scarr. Virg. m. Nous n’estimons pas que toute laphilosophie vaille une heure de peine, pasc. Pens.xxiv, 100 bis, éd. havet. Il me semble qu’elle[cette peinture que je viens de vous faire] nevaut guère, sév. 6 août 1680. Dans les pre-miers temps, la poésie et la philosophie étaientla même chose, toute sagesse était renferméedans les poèmes; ce n’est pas que par cette al-liance la poésie en valût mieux, mais la philoso-phie en valait moins, fonten. Oracl. i, 6. N’esti-mez votre état que ce qu’il vaut, et vous envaudrez davantage, J. J. rouss. Lett. àM Romigli,t. I, Corresp. t. i, p. 102, dans pougens. Personnene donnait un avis qui valût le sien, soit pour l’a-meublement, soit pour la toilette, reybaud, Jér.Faturot, n, 17. || Cette chose, cette affaire nevaut pas la peine d’y penser, d’en parler, cettechose, cette affaire est de peu de conséquence.|| Dansle sens contraire : Cette chose, cette affaire vautbien la peine d’y penser, la peine qu’on y pense.|| Ironiquement. Celanevaut pas la peine d’en par-ler. Monsieur mon frère aîné, car, Dieu merci,vous l’êtes D’une vingtaine d’ans, à ne vous rienceler, Et; cela ne vaut pas la peine d’en parler,mol. Éc. des maris, 1, 1. || Absolument, celane vaut pas la peine, n’en vaut pas la peine.|| Fig. Le jeu ne vaut pas la chandelle, voy.chandelle , n° l. || Rien qui vaille, chose sansmérite ni valeur. Ils [les comédiens] ont un privi-lège, c’est de ne faire rien qui vaille parce qu’ilssont seuls, de mal jouer les anciennes pièces, etde n’en point donner de nouvelles qui ne soientmauvaises, dancourt, Com. des coméd. i, 6. || Sub-stantivement. Un rien qui vaille, une personnesans mérite, sans valeur. Je vous assure qu’àforce de ne trouver que des riens qui vailleen son chemin, on devient rien qui vaille soi-même, busst rabdtin, Lett. t. n, p. 67, danspougens. Cet infant qu’on me baille, N’en déplaiseaux baillants, n’est qu’un vrai rien qui vaille,
th. corn. Geôl. de soi-même, v, 7. || N’avoir rienqui vaille, n’avoir rien de bon. Ce marchand n’arien qui vaille. J’étais lundi passé chez mon li-braire Caille Qui dans son magasin n’a souvent rienqui vaille, volt, la Tactique. || Ne faire rien quivaille, ne faire rien de bon, d’utile. Vous ne feriez ja-mais rien qui vaille, pasc. Prov. vii. En se dépêchanttrop, on ne fait rien qui vaille, volt. Lett. d'Argentai,18 oct. 1776. Selon lui, les Anglais n’avaient plusrien fait qui vaille, depuis qu’ils avaient renoncéau grec et à l’arabe pour la géométrie et la phy-sique, d’alemb. Éloges, Alary. || Ne valoir pas que,ne pas mériter que. L’occasion ici fort peu vousfavorise, Et ce faible bonheur ne vaut pas qu’onle prise, corn. Ment, i, 2 . || 3" Valoir suivi d’uninfinitif (tournure excellente, peu usitée aujour-d’hui, mais qui mérite de l’être beaucoup). Vousn’v trouveriez rien [dans des vers], à mon avis,qui vaille les désirer, malh. Lettres, n, 33. Que lescombats qu’avait faits Minutius en Ligurie n’é-taient que simples rencontres, et encore si légèresqu’elles ne valaient pa3 en parler, ro. le XXX‘ li-vre de Tite Live , ch. 22 . Le peu que j’y perdrai nevaut pas m’en fâcher, corn. Veuve, ni, 3. L’offren’est pas mauvaise, et vaut bien y penser, id.Galer. iv, 14. La vie est peu de chose, et le peuqui t’en reste Ne vaut pas Tacheter par un prix sifuneste, ro. Cinna, iv, 3. || 4* Être d’un cortainprix. Cette étoffe vaut cinq francs l’aune. L’hon-neur qui se vend, si peu qu’on en donne, est tou-jours payé plus qu’il ne vaut, duclos, Œuv. t. v,p. 78. || Familièrement. Cette chose vaut de l’ar-gent, elle est d’un prix considérable. || Fig. Cepetit Coulanges vaut trop d’argent, je garde toutesses lettres, sév. 29 janvier 1685. || Cette chose vautson pesant d’or, est très-bonne dans son genre.|| Cet homme vaut son pesant d’or, il est remplide bonnes qualités. Je vous dis qu’il [M. de Sévi-gné] vaut son pesant d’or, sév. 43. || Chaque chosevaut son prix, chacun vaut son prix, chaque chose,chaque personne a ses qualités. Quelque rare quesoit le mérite des belles, Je pense, Dieu merci,qu’on vaut son prix comme elles, mol. Mis. iii, 1 .Je valais dans mon temps mon prix tout commeun autre, regnard, le Légat, ii, 4. |) Fig. Savoirce qu’en vaut l’aune, voy. aune. || Fig. et familiè-rement. Cela ne vaut pas le diable, ne vaut pasun sou, ne vaut pas un clou à soufflet, ne vaut pasle ramasser, cela n’est bon à rien, ne vaut rien.Cela [une comédie de Legrand] ne vaut pas lediable ; mais cela réussira, parce qu’il y a desdanses et de petits enfants, volt. Lett. Thiriot,1724. || B* Valoir bien que avec le subjonctif, êtredigne que. La gloire de mon nom vaut bien qu’onla retienne, corn. Don Sanche, v, 5. Qui d’euxaimait le mieux ; que t’en semble, lecteur? Cettedifficulté vaut bien qu’on la propose, la font. Fabl .il, 4. Je vaux bien que de moi Ton fasse plus decas; Et je baise les mains à qui ne me veut pas,mol. Fem. sa e. v, 4. || Impersonnellement, avec bienet inversion, il est avantageux. Pour lors bienm’en valut, régnier, Sat. xi. [Louis XI ] Non, jesais que je n’y suis pa3 [au Plessis-lez-Tours], etbien vous en vaut [à vous, la Balue], fén. t. xix,p. 364. || 6* Valoir mieux, avoir plus de qualités, enparlant de personnes. La cavalerie carthaginoisevalait mieux que la romaine, montesq. Rom. 4.Il y en a bien peu [Anglais ] qui ressemblent àBolingbroke ; celui-là valait mieux que ses livres;mais, pour les autres Anglais , leurs livres valentmieux qu’eux, volt. Lett. Mme du Deffant, 18fév. 1760. || Cet homme ne vaut pas mieux que sonfrère, ce sont tous deux des gens mauvais. Il [un thau-maturge] avait ajouté les chrétiens aux épicuriens,parce qu’à son égard ils ne valaient pas mieux lesuns que les autres, fonten. Oracles, i, 13. || Êtremeilleur, être préférable, en parlant de choses. Mamontre vaut mieux que la vôtre. A quelque prixqu’on mette une telle fumée, L’obscurité vaut mieuxque tant de renommée, corn. Hor. n, 3. C’est tou-jours quelqu’un à qui on peut faire un tour quandon sera de mauvaise humeur, et cela vaut mieuxque rien, font. Lett. gai. il, 34. La paix vaut en-core mieux que la vérité; je n’ai guère connu niTune ni l’autre en ce monde, volt. Lett. Mairan ,
5 mai 1741. || Cette chose-là vaut mieux pistolequ’elle ne valait écu, voy. pistole. || Un tiens vautmieux que deux tu l’auras, voy. tenir. || Imperson-nellement. Il vaut mieux, il est plus avantageux, ilest préférable. Il vaut mieux qu’il en soit ainsi.Mais tyran pour tyran, il vaut mieux vivre àRome oorn. Sertor. I, 1. Il leur vaudrait bienmieux’, les pauvres animaux [des chevaux], de
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