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foi, 27 oct. <700. || Populairement. Elle aura quinzeans viennent les prunes, l’été prochain. || A venir,qui doit venir, qui doit arriver. Le temps à venir.Le corbeau sert pour le présage; La corneille aver-tit des malheurs à venir, la fout. Fabl . n, 17.Et par écrit Le sénat demanda ce qu’avait dit cethomme, Pour servir de modèle aux parleurs à ve-nir, id. ib. xi, 7. Et ce triomphe heureux quis’en va devenir L’éternel entretien des siècles àvenir, rac. Iphig. i, B. Il 22" Fig- Il se dit des cho-ses qui sont supposées se mouvoir. Les arts sontvenus de telle contrée. Le choléra vient de l’Inde .La peste vient de l’Égypte . Un bruit assez étrangeest venu jusqu’à moi, rac. Iphig. iv, 6. Si vousrefusez la paix et la justice qui viennent à vous,la paix et la justice seront vengées, fén. Têl. xi.
|| Cela vint à ma connaissance, cette nouvelle estvenue jusqu’à moi, j’ai appris cela, j’ai su cettenouvelle. J’ai senti vivement la belle et brillanteaction du chevalier de Pompone ; elle vous viendrade tous côtés, sév. <2 juill.1690. || 23° Intervenir, serencontrer à la traverse. Les protestants sont ve-nus ensuite, qui ont fort maltraité les miracles del’une et l’autre Église [latine et grecque], volt.Dict. phil. Miracles, n. |j Venir à la traverse, tra-verser, troubler un dessein, une affaire. || 24° Êtreissu, être sorti. C’est un homme qui vient de bonlieu. Il vient de bas lieu. Le chien doguin vientdu dogue et du petit danois. Ton illustre audaceFait bien revivre en toi les héros de ma race ;C’est d’eux que tu descends, c’est de moi que tuviens, corn. Cid, iii, 6. Les deux plus puissantesmonarchies qui se soient élevées alors, furent celled’Égypte fondée par Ptolomée fils de Lagus, d’oùviennent les Lagides, et celle d’Asie ou de Syrie fondée par Séleucus , d’où viennent les Séleucides,boss. Mist. i, 8. Quel bruit? — Que cet enfantvient d’illustre origine, rac. Athal. iii, 4. Ce peu-ple venait d’une race de géants qui était de lamême origine que les Cyclopes, fén. Tél. i. Lesblancs, et les nègres, et les rouges, et les Lapons ,et les Samoyèdes, et les albinos ne viennent cer-tainement pas du même sol, volt. Mœurs, 3. Si lesGroenlandais tirent leur origine des Islandais oudes Norwégiens, comme l’ont avancé plusieursauteurs, ou si, comme le prétend M. P., ils vien-nent des Américains , buff. Suppl, à l’Hist. nat.Œuv. t. xi, p. 249. || C’est un homme qui est venude rien, il n’avait rien, il n’était rien, et il a faitfortune. || 25° Dériver, en parlant de mots, de lan-gues. Ce mot vient de tel autre. Le français vient,pour la plus grande partie, du latin. Cette expres-sion vient du grec. Amiral vient de l’arabe.|| 26° Provenir, être reçu de. L’or et l’argentviennent d’Amérique . Je les reçois [des présents]de fort bon coeur, et je recevrai toujours de mêmetout ce qui me viendra de votre part, voit.Lett. 24. Ah ! gardez-vous de l’une et l’autremain; Cette coupe est suspecte, elle vient de lareine, corn. Rodog. v, 4. Qu’admira-t-on davan-tage, ou de ce que ce secours vint si à propos, oude ce qu’il vint d’une main dont on ne l’attendaitpas? boss. Anne de Gong. || 27° Émaner, procéder.L’homme trahit sa foi, d’où vinrent les notaires,regnier, Sat. vi. Ma faVeur fait ta gloire, et tonpouvoir en vient, corn. Cinna, v, l. La victoirene dépend point de la grandeur des armées ; maisc’estdu ciel quenousvient toute laforce, saci, Bible ,Machab. i, iii, 19. D’où vous vient aujourd’hui cenoir pressentiment?, rac. Athal. I, I. Mon malvient de plus loin, id.. Phèdre, i, 3. || Les grandespensées viennent du cœur, vaûven. Max. et réfl. 127.Les jansénistes et les molinistes n’ont point eu demortification plus cuisante que de n’avoir pu s’é-gorger en bataille rangée; d’où vient cela? volt.Dict. phil. Les pourquoi. D’où viennent ces lits detourbes qui s’étendent depuis Bruges par tout leplat pays de la Flandre jusqu’à la rivière d’Aa?buff. Add. thèor. terr. Œuv. t. xm, p. <74. Cesphilosophes qui nient que nos connaissances vien-nent des sens, condill. Logiq. i, 6. || D’où vientque? quelle est la cause que? Mais, ma mère,d’où vient que vous sortez si vite? mol. Tart. i, 1.D’où vient qu’en m’écoutant, vos yeux, vos tristesyeux Avec de longs regards se tournent vers lescieux? rac. Brit. v, I. || Absolument et familière-ment. D’où vient? quelle est la cause? quel est lemotif. M. Oronte : Cela ne se peut pas, madame.— Mme Oronte : D’où vient, monsieur? — M. Oronte :D’où vient? voulez-vous que nous manquions de pa-role à M. Orgon , notre ancien ami ? lesage, Crisp.rival de son maître, 6. Mais d’où vient donc, dis-moi? quelque part qu’on s’arrête, en Calabre ou
ailleurs, tout le monde se met à faire la révérence,et voilà une cour, p. L. cour. Lett. à M***, 26juin 1806 . || D’où vient, avec un verbe à l’infi-nitif. D’où vient le redouter, moi qui peux leverles yeux sur lui avec la noble assurance...? ric-coboni, Œuv. t. i, p. 346, dans pougens. D’oùvient prendre pour un tendre sentiment les sim-ples marques de ton estime? id. ib. t. vi, p. J94.
|| 28° Se former dans l’esprit, dans la mémoire,dans le cœur, en parlant d’idées, de sentiments. Illui vint à l’esprit, dans l’esprit que.... Tout ce queje fais me vient naturellement, c’est sans étude,mol. Préc. 10. En voici un [passage] qui mevient sur ce verset du psaume xli , boss. Ét.d’Orais. x, 26 . J’aurais dit tout net : je suisle fils d’un paysan, si le mot de fils d’un hommede la campagne ne m’était pas venu, mariv.Pays. parv. 4° part. Lorsque je l’ai aimé , c’é-tait un amour qui m’était venu; à cette heureque je ne l’aime plus, c’est un amour qui s’en estallé, ro. Double inconst. m, 8. C’est une idée [char-ger M. Hénin de la pacification de Genève] qui mevient ; il ne me l’a point du tout suggérée, volt.Lett. d’Argentai, 21 déc. 1766. Quand je m’étaismis à mon papier, il ne me venait presque plusrien de ce que j’avais composé, i . J. rouss. Conf.viii. Je dis ce qui me vient, et l’on peut me lerendre, gress. le Méch. i, 4. || 29° Naître, êtreproduit. Cette plante vient de bouture. La vignene vient pas dans ce pays. Les melons viennentlà en pleine terre. Ce semis commence à venir.Les dents viennent à cet enfant. Il lui est venudeux dents. On lit avec un grand plaisir dansle livre de la Vieillesse l’élégante description queCicéron y fait de la manière dont vient le blé,rollin, Traité des Ét. v, art. 3 et 4. L’esprit nevient qu’en France ; c’est pour ainsi dire sonterroir; et nous en fournissons tous les autrespeuples de l’Europe , boissy, Franc, à Lond.sc. 16 . On a vraiment bien raison de dire : plan-tez là des filles ; il y viendra des garçons, comtede caylus, Féeries, Prince Muguet, Œuv. t. vin,p. 318, dans pougens. ||Fig. La raison lui viendraavec l’âge. || 30° Avoir une certaine croissance. Cetarbre vient bien, vient mal. Cet enfant ne vient pasbien. Notre prince de Dombes vient bien, et ma-dame sa mère s’est tirée avec vigueur de cettegrande affaire, maintenon , Lett. à Mme de Brinon,t. n, p. 256, dans pougens. || On dit aussi : Cetenfant a de la peine à venir. || Venir à bien, croîtrecomme il faut. La nature est prodigue en se-mences de plantes; il lui suffit que, sur un grandnombre de perdues, il y en ait quelqu’une quivienne à bien, fonten. Malebranche . || On craintque son fruit, que son enfant ne vienne pas àbien, se dit d’une femme souffrante ou qui aéprouvé quelque accident durant sa grossesse.|| Ses enfants ne viennent pas à bien, les enfantsde cette femme meurent très-jeunes. || 31° lise ditde ce qui s’accomplit, vient comme il faut. Venirà maturité, en maturité. || Venir bien à, convenir.Cette robe vient bien à sa taille. Ce galetas qui derien ne nous sert Lui viendra bien, la font. Orais.C’était une affaire toute trouvée, et qui venaitfort bien à la chose, mol. Impromptu, 1. Douzemille arpents de terre; vous et moi connaissonsdes gens à qui cela viendrait fort bien, p. l. cour.Simple discours. || Ce que je vais dire vient à monsujet, convient au sujet de mon discours. || Cesnuances, ces couleurs viennent bien ensemble,elles font bon effet ensemble. || En termes d’art.Ressortir. Je crains que ce groupe ne vienne pasassez sur le devant, dider. Salon de 1767, Œuv.t. xiv, p. 302, dans pougens. || Ces figures sont bienvenues, mal venues, elles sont bien réussies, malréussies. Il y a quelques parties à l’envers qui sontvenues presque aussi nettes qu’à l’endroit, dider.Peint, en cire, t. xv, p. 469, dans pougens. || On ditdans le même sens qu’une photographie est bienvenue, mal venue. || Terme d’imprimerie. Cettefeuille, cette estampe est bien venue, mal venue,elle est sortie bien tirée, mal tirée de dessous lapresse. || 32° Venir à rien, diminuer beaucoup, seréduire presque à rien. Il maigrit, il vient à rien.Si vous laissez tant bouillir cette sauce, elle vien-dra à rien. || Fig. Tous ses grands projets viendrontà rien, ses grands projets échoueront misérable-ment. || En un sens analogue. Mes flèches et monarc me viennent à mépris, Régnier, Dial. || 33” Ve-nir à, avec un nom de personne pour sujet, passerà ce qui est de notre objet. Venir au fait. Venir àla conclusion. Je viens maintenant à notre ques-tion, pasc. Prov. xvii. Sans craindre aucune chose,
Je prends donc la parole, et je viens à ma cause,rac. Plaid, iii, 3. Je suais sang et eau pour voiisi du Japon II viendrait à bon port au fait de sonchapon, id. ib. m, 3. C’est à quoi je voulais venir.
— Eh! viens-y donc, brueys, Grondeur, i, 3- Jepressens votre objection; j’y vais venir à l’instant,J. s. rouss. Hél. v, 3. || On dit de même : Venirsur. Quand il [d’Ormesson, rapporteur dans le pro-cès de Fouquet] est venu sur un certain article dumarc d’or, Pussort a dit : voilà qui est contre l’ac-cusé, sév. à Pompone, 11 déc. <664. || 34° Venir àune chose, se résoudre à la faire, à l’accepter. Sifaudra-t-il qu’elle y vienne pourtant, la font. Magn>Le fond de son caractère est porté au dogme abo-minable de la tolérance: un jour il y viendra, volt-Voyages de Scarmentado. || Faire venir à la rai-son, réduire à la raison, Soit par la persuasion,soit par contrainte. || Faire venir à jubé, voy-jubé. || 35° Se porter à quelque chose d’excessif-Il vint à un tel point d’insolence.... Il vint jusqu’àme déclarer.... || Par menace. Qu’il y vienne,qu’il ait la hardiesse, l’audace de. || Il se dit deschoses en un sens analogue. Son insolence vintau point de mériter une correction. || Les chosesvinrent à un point que..., à tel point que..., s !avant que..., elles furent portées à un tel excès, siloin, que.... || 36° Venir à, réussir à, atteindre. Ve-nir à bout de ses desseins, de ses entreprises.|| Venir à bout de faire une chose, réussir à lafaire. || Venir à bout de ses ennemis, les surmon-ter. || Venir à son but, à ses fins, réussir à cequ’on voulait. || On a dit dans le même sens : ve-nir à chef. Le pis de leur méchef Fut qu’aucund’eux ne put venir à chef De son dessein.... lafont. Rémois. || On dit aussi : venir au-dessus. P arce moyen la seconde commère Vint au-dessus dece qu’elle entreprit, la font. Gageure. || 37° Venirse construit avec la particule en qui lui donne pluede force en indiquant à l’esprit quelque chosed’antécédent d’où l’on part. La cour étonnée enviendra à un accommodement, retz, Mém. t. i, Uv-n, p. 412, dans pougens. Les deux armées furentenviron cinq jours en présence, sans que Maximeen voulût venir à un combat décisif, flécii. Uist-de Théodose, m, 7. ...J’espérais de mourir à vosyeux Avant que d’en venir à ces cruels adieux,rac. Bérén. iv, 6. || En venir» à son honneur, réus-sir dans ce qu’on avait entrepris. || En venir auxmains, commencer à se battre. || En venir auxreproches, aux injures, aux grosses paroles, auxcoups, etc. porter la dispute jusqu’aux reproches,aux injures, aux coups. Et s’il fallait encor quel’on en vînt aux coups, Je combattrais... corn. Ilori, 4. La plupart des ménages en vinrent aux coups,volt. Avent. de la mémoire. || En venir aux extré-mités, à la violence, à la force, employer les moyensextrêmes, la violence, la force. Valère : N’en venonspoint, s’il vous plaît, à de fâcheuses extrémités..-;
— Sganarelle : Parbleu ! venez-en à tout ce q u [vous plaira, mol. Méd. malgré lui, i, 6. |l II fauten venir là, se dit de tout ce qui est nécessaire,inévitable. Mais il faut toujours en venir là : il eS *très-vrai qu’il y a quelque chose de divin.... dansles maladies qui travaillent les États, balZ,Socrate chrétien, 8. || On le dit aussi de Ç equ’on regarde comme le plus expédient. Aprèsavoir bien réfléchi, ils virent qu’il fallait en venirlà. || Il en vint jusqu’à le menacer, il-poussa l’an-dace, la violence jusqu’à la menace. |] Ils en vin-rent au point de faire telle chose, ils furent réduitsà faire telle chose, ou ils se portèrent à des ex-trémités telles qu’ils firent telle chose. Les colonsen vinrent jusqu’à brouter l’herbe, raynal, UisA-phil. xiu, 27. || Il se dit des choses èn un sensanalogue. Là commencent les guerres puniques, «tles choses en viennent si avant que chacun de cesdeux peuples jaloux croit ne pouvoir subsister q u ®par la ruine de l’autre, boss. Hist. m, 7. || 38° E nvenir, aborder un sujet sur lequel on hésite. Pu lS "que enfin il en faut venir aux sectes de ces der-niers siècles, boss. 6° avert. 3. || C’est là que j’ c0voulais venir, c’est où j’en voulais venir, c’est I ebut où tendaient mes paroles ou mes actions. D lS 'cours d’enthousiaste ! on voit où vous en voule zvenir, beaumarch. Mère coupable, i, 12 . || On dit®?même : Où veut-il en venir? Par quel hasard aMontargis , toi, mon cher Dorlis? — Dorlis, à V** 11 'Où veut-il en venir? picard, Voy. interr. n,
|| Même signification sans la particule en. P° ur 'quoi m’en faites-vous aujourd’hui souvenir? Je nvois pas encore où vous voulez venir, scarR;Japh. d’Arm. i, 7. || 39° Venir à, suivi d’un inn'
I nitif marque quelque chose d’inattendu, de >°