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Nouvelles tables astronomiques et hydrographiques : contenant un traité abrégé des cercles de la sphère, la description des instruments à réflexion, diverses méthodes pour obtenir les latitudes et les longitudes terrestres, une nouvelle table des logarithmes, des sinus, cosinus, tangentes et cotangentes, de seconde en seconde, pour les quatre-vingt dix degrés du quart du cercle / par V. Bagay
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PRÉLIMINAIRES.

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ment éloignés de l’axe de la lunette ( figure 5, planche I te )■

63 . Pour s’assurer si l’axe de la lunette est parallèle au plandu sextant, on fait tourner son tube jusqu’à ce que les deuxfils soient parallèles au plan de l’instrument. Le fil qui est leplus près du plan s’appelle fil inférieur, celui qui en est leplus éloigné, fil supérieur. On choisit ensuite deux objets dontla distance angulaire ne soit pas moins de ioo°; en mer on sesert du soleil et de la lune; on fait mouvoir l’alidade de ma-

niéré a apercevoir les deux images dans le champ de la lunette;on met les bords voisins en contact avec le fil inférieur, sansdéranger la position de l’alidade; on donne un mouvement lé-

ger à l’instrument pour établir le contact des deux bords avecle fil supérieur; si les deux bords se touchent, l’axe de la lu-nette sera parallèle au plan de l’instrument; mais si les bords secroisent dans cette dernière position, l’axe est incliné du côtéde l’oculaire; enfin, si les bords ne coïncident pas, l’axe estincliné vers l’objectif, c’est-à-dire que l’axe penche sur le plande l’instrument du côté de l’objet : dans l’un et l’autre cas, onrendra l’axe parallèle au plan de l’instrument, par le moyendes vis diamétralement opposées à l’anneau du support de lalunette.

DISTANCE ANGULAIRE DES DEUX FILS.

64. Pour trouver la distance angulaire des deux fils, on dis-pose l’oculaire de manière que les deux fils soient dans unesituation perpendiculaire au plan du sextant; tenant ensuitel’instrument verticalement, on vise l’horizon par la lunette et lepetit miroir; on fait coïncider l’horizon direct avec l’horizonréfléchi; on lit l’arc marqué par l’alidade; enfin on fait coïnciderl’un des horizons avec le fil inférieur et l’autre avec le fil supé-rieur, l’arc parcouru par l’alidade sera la distance angulaire desdeux fils. Cette quantité doit être connue pour faire la cor-rection qui convient à la déviation, lorsque le contact n’a pas eulieu au milieu des deux fils. Supposons, par exemple, que ladistance angulaire soit de 2° 4 0= 160', et que l’on ait estimé

le contact à 5o' de l’un des fils, si le contact avait eu lieu aumilieu, c’est-à-dire à 80' du fil, la déviation serait nulle; ladifférence de 80 à 5 o', qui est de 3 o', est la déviation; de sorteque si l’on fait cadrer les 3 o' de déviation avec l’angle observésupposé de 8o° (table XV), on trouvera i 3 " à soustraire del’angle observé : le reste 79° 5 g' 47" sera l’angle observé, corrigéde la déviation.

65 . Remarque. — Il est très-difficile d’estimer la déviation; ilvaut mieux, autant qu’il est possible, observer le contact dansle milieu des deux fils; c’est-à-dire, sur l’axe de la lunette. Ladéviation est toujours soustractive.

DU PARALLÉLISME DES SURFACES DES GLACES ET DES VERRES COLORÉS.

66. Les surfaces des glaces étant parfaitement planes, peu-vent être inclinées l’une à l’égard de l’autre. Il s’agit de fairevoir comment on trouve cette inclinaison, que l’on nomme er-reur du parallélisme.

Pour trouver l’erreur du parallélisme des surfaces du grandmiroir, on mesurera avec l’instrument un angle d’environ 100à i2o°; après avoir démonté la glace du miroir, on la renvet-sera; ayant rectifié l’instrument, on mesurera le même angle;si le dernier est égal au premier, les surfaces seront bien pa-rallèles; dans le cas contraire, la moitié de la somme des an-gles observés sera la valeur de l’angle, et la moitié de la diffé-rence sera l’erreur du parallélisme. Si le premier angle observéest plus petit que le second, l’angle observé sera trop petit deeette quantité; et dans le cas contraire, il sera trop grand. Dansees observations, il faut toujours tenir le contact dans le milieues deux fils, de manière que l’axe de vision soit parallèle auP an de l’instrument.

tout^ ta * 3 ' e XVI, construite par Borda, sert à corrigernarall q- ^‘ stances observées, dès que l’on connaît l’erreur duservatio' Sm< '' Supposons, P ar exemple, qu’on ait fait dix ob-nour les* 8 * c * lat l ue opération, et qu’on ait trouvé 999 0 4 5chacune j remi ® res > et iooo° i 5 ' pour les dernières, divisanto pû' •> ces quantités par 10, on aura pour la première•>/ ° ’ e *- ioo° 1' 3 o" pour la seconde, dont la diffé—doTconclure qu d e °£ e , de l ’ erreur du parallélisme; d’ci l’on

t,t de x 3 o ; d est donc réellement de 100° (1).

68. Connaissant l’erreur soit additive, soit soustractive pourl’angle de ioo°, on trouvera aisément, au moyen de la tableXVI, l’erreur qui conviendra à tout autre angle observé aveccet instrument, par la proportion suivante.

6g. L’erreur de la table pour l’angle de ioo°est à l’erreur quela table donne pour le second angle, comme l’erreur du pa-rallélisme T 3 o" est à un 4 e terme. Soit maintenant le secondangle de 8o° , produit par une observation à droite, on aurala proportion. 2' 1" : T U" ■ ■ x' 3 o" : x — Ipi", 6.ou bien 121" : 64": : 90" : .r — 48".

Donc, l’angle corrigé est de 8 o° o' 48".

70. Pour s’assurer du parallélisme des surfaces des verrescolorés, on visera au soleil a travers la partie transparente dupetit miroir ; on fera coïncider un des bords de l’image directeavec un des bords de l’image réfléchie, de manière que le con-tact soit au milieu des deux fils; ensuite on retournera le verrecoloré ; si les mêmes bords se touchent, le verre coloré aurases surfaces parallèles.

On vérifie encore les verres colorés en les plaçant devantl’objectif d’une lunette, et l’on n’admet que ceux dont l’inter-position n altéré point l’image du soleil.

Il est essentiel de remarquer que l’imperfection des verrescolorés ne produit qu’une légère erreur, lorsqu’ils sont placésentre l’oeil et la lunette; par conséquent, il faudra leur donnercette position, toutes les fois que les observations le permet-tront, comme il arrive, quand on se sert de l’horizon artificiel.

(1) On pourrait construire . v,

u «e table particulière pour chaque instrument.

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