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Nouvelles tables astronomiques et hydrographiques : contenant un traité abrégé des cercles de la sphère, la description des instruments à réflexion, diverses méthodes pour obtenir les latitudes et les longitudes terrestres, une nouvelle table des logarithmes, des sinus, cosinus, tangentes et cotangentes, de seconde en seconde, pour les quatre-vingt dix degrés du quart du cercle / par V. Bagay
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NOTIONS

EXAMEN DES DIVISIONS DU LIMBE ET DU VERNIER.

71. Indépendamment des vérifications précédentes, il faut encoresavoir si le limbe et le vernier sont bien divisés, pour qu’onpuisse se servir de l’instrument avec sécurité.

Pour s’assurer que le limbe et le vernier sont bien divises ,il faut faire mouvoir l’alidade de division en division, depuisle point zéro du limbe, jusqu’à l’autre extrémité. Si les divi-sions du vernier s’écartent uniformément des divisions du limbe,et que deux divisions du vernier ne coïncident jamais avec deuxdivisions du limbe, excepté les deux extrémités du vernier,alors les divisions dé l’un et de l’autre seront régulières.

72. Les parties du limbe étant parfaitement égalés, il 5 agitde savoir si elles ne sont ni trop petites ni trop grandes : pourcet effet, on calculera plusieurs hauteurs du soleil pour diffé-

rentes heures du jour(i). On réduira ces hauteurs vraies à deshauteurs à observer du bord inférieur (2). Ayant doublé la quan-tité , ou regardera dans l’horizon artificiel, à l’heure indiquée,si les bords sont en contact ; enfin, on répétera ces observationsautant de fois qu’on le jugera à propos; si les images se trou-vent toujours en contact, les divisions du limbe auront leursvaleurs réelles.

73. Remarquons que cette dernière vérification ne convient qu’àl’octant et au sextant : car le limbe du premier devant occuperexactement /, 5 °, pourrait avoir quelques minutes de plus ou demoins. Dans le premier cas, les parties seraient un peu plusgrandes, et dans le second, les parties du limbe seraient troppetites.

UES OBSERVATIONS FAITES AVEC LE SEXTANT.

74. Pour observer la hauteur du soleil, on s’assurera d’abordsi l’instrument est bien rectifié; on tiendra l’instrument dansune position verticale, de manière que son plan soit dans ladirection de l’ombre; on fera correspondre l’axe de la lunettedans le milieu de la partie transparente du petit miroir, ayantplacé un ou plusieurs verres colorés entre le grand et le petitmiroir; on fixera l’œil à la lunette, regardant l’horizon de lamer dans la partie transparente; on fera mouvoir l’alidade, jus-qu’à ce que l’image du soleil vienne dans la partie claire, et àune petite distance de l’horizon ; faisant légèrement tourner lerappel, son bord inférieur viendra en contact avec l’horizon,et le contact aura lieu dans le pied du vertical de l’astre. L’arccompris entre zéro du limbe et zéro du vernier, sera la hau-teur du bord inférieur du soleil. Celui qui observe avertit unepersonne munie d’une montre à secondes, par un signal quel-conque, de marquer les heures, minutes et secondes, ainsi quela hauteur donnée par l’instrument.

75. Remarque. Lorsque l’instrument n’a pas de rappel àl’extrémité de l’alidade, ce qui arrive dans la plupart des oc-tants, alors il est très-difficile de mettre exactement le bord in-férieur en contact avec l’horizon. Pour remédier à cet incon-vénient, le matin on plonge le disque du soleil un peu dansl’horizon, et on remarque l’instant ou le bord inférieur vienten contact avec l’horizon; le soir, on met le bord inférieur.àune très-petite distance de l’horizon, et on attend le momentoù le contact a lieu. Quoi qu’il en soit, cette méthode d’ob-servation n’est pas la plus expéditive, surtout pour prendre des

séries de hauteurs du soleil, c’est-à-dire, plusieurs hauteurs,pour en déduire l’heure moyenne et la hauteur moyenne, etenfin l’état de la montre sur le soleil, comme on le verra dansle calcul de l’angle horaire.

76. Pour observer la hauteur de la lune, il faut d’abord re-marquer que l’on ne prend la hauteur du bord inférieur quelorsque la partie éclairée se présente vers l’horizon d’une ma-nière convenable; si la partie éclairée était tournée vers lezénith, on prendrait la hauteur du bord supérieur, c’est-à-direque l’on plongerait le disque de la lune dans l’horizon, de ma-nière que son bord supérieur se trouvât en contact avec l’ho-rizon.

77. La lune, le jour surtout, ne se trouve pas réfléchie dans lapartie transparente du petit miroir. Dans ce cas, on fera cor-respondre l’axe de vision ou l’axe de la lunette à la ligne quisépare la partie étamée de la partie éclairée; en observant, onplacera le diamètre de l’astre dans la ligne qui sépare ces deuxparties.

78. Pour observer des hauteurs d’étoiles, il faut profiter de ladurée de l’aurore ou de celle du crépuscule, tenir l’œil quelquetemps dans une obscurité parfaite. On regardera l’étoile dansla partie transparente du petit miroir, et on placera son imageréfléchie sur la partie étamee, près de la ligne qui sépare lesdeux parties du petit miroir; on fera mouvoir l’alidade qui estsur le point zéro du limbe, de manière que l’étoile décrive sonvertical sans qu’on la perde de vue; et lorsqu’elle sera en contactavec l’horizon, on fera marquer l’heure où le contact a eu lieu.

DES PRINCIPALES PROPRIÉTÉS DES GLACES.

79. Proposition I re .— Lorsqu’un point lumineux S arrive diculaire SA, de manière que les distances SA et AI sontperpenditulairement au point A de la surface dune glace HR, égales (fig. 6).

ce point se réfléchit en I sur le prolongement de la perpen- L’expérience a constaté que l’œil placé en O, regardant la

(1) La solution du XVI e problème des Questions astronomiques fournit les moyens de calculer les hauteurs vraies. On pourra aussi se servir de la solu-tion du XIII e problème, et même de celle du XIV e .

(2) On trouve la réduction de la hauteur vraie à la hauteur à observer, au bas de la page 53 du XIII e problème des Questions astronomiques.