35
LIMITES DU PROBLÈME DES MACHINES.
roue, l’arbre et le support soient complètement rigides, le mouve-ment circulaire ne sera en rien modifié, quelles que soient la gran-deur et la direction de la force Q, qu’elle soit constante ou variable,continue ou intermittente. Dans oc cas encore, l’équilibre se trouve
constamment maintenu, mais par d’autres moyens que dans l'exem-ple précédent. Dès que la force Q commence à agir, il se développe,dans l’intérieur de la roue, de l’arbre et du support, des forces inter-nes, ou forces moléculaires, qui lui sont rigoureusement égales engrandeur et opposées en direction. Les actions des forces sont doncici exactement les mômes que dans le cas du satellite. La seuledifférence à signaler consiste en ce que, dans ce dernier cas, lesforces extérieures sont complètement indépendantes l'une de l'au-tre , tandis qu’ici l’action de la force extérieure donne naissance à laréaction des forces moléculaires.
Dans la construction de nos machines, nous ne pouvons pas em-ployer des matériaux complètement rigides, puisqu’il n’en existepoint de tels dans la nature ; mais ceux dont il nous est permis dedisposer, lorsqu’ils sont mis en œuvre avec des dimensions conve-nables, n’éprouvent, en réalité, sous l’action des forces extérieures,que des déformations assez faibles pour pouvoir être considéréescomme tout à fait négligeables; c’est au constructeur de machinesqu’il appartient de déterminer les formes et les dimensions à adop-ter pour arriver à ce résultat. Si l’on fait abstraction de ces défor-mations très-taibles, on voit qu’il existe une solution du problèmeau moyen de la machine et que cette solution est, en outre, essen-
REULEAUÏ, CINÉMATIQUE. 3