Buch 
Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
Entstehung
Seite
69
JPEG-Download
 

ROULEMENT CYLINDRIQUE.

09

prochent de plus en plus, les unes des autres, jusquà ce quellesarrivent finalement à être' infiniment voisines, le tracé précédentfinit par donner une image fidèle de ce qui se passe en réalité. Danslhypothèse que nous venons de faire, les sommets des deux poly-gones polaires se rapprochent également, les uns des autres, et finis-sent par nêtre plus distants que de quantités infiniment petites, detelle sorte que les polygones eux-mêmes se transforment, dune ma-nière générale, en courbes, dont les côtés infiniment petits, dégalelongueur, viennent coïncider, en exécutant des rotations infinimentpetites autour de leurs extrémités ; par conséquent, pendant le chan-gement progressif et continu des positions relatives des deux figures,ce§ courbes roulent l'une sur Vautre. Chaque point reste alors centrede rotation, non, comme précédemment, pour une certaine périodede temps, mais seulement pou? un instant, et constitue, dès lors, ceque nous appellerons un centre instantané de rotation. Les courbesdans lesquelles se sont transformés les polygones polaires sonttoutes les deux parcourues, point par point, par le centre instan-tané de rotation, ou le pôle, et nous pouvons, par suite, les désigner,dune manière convenable, sous le nom de trajectoires polaires desfigures mobiles. Lorsque ces trajectoires sont connues pour uncouple de figures donné, on peut déterminer complètement, parcela même, les mouvements relatifs de ces figures, môme pour despositions infiniment voisines; il suffit évidemment, pour obtenir cerésultat, de faire rouler, lune sur lautre, les deux trajectoires.

Il ressort évidemment de ce qui précède que les mouvements re-latifs de figures planes ne sont pas, en général, égaux; nous na-vons, en effet, rencontré aucune condition de nature à entraînercomme conséquence la congruènce des trajectoires polaires; il estbien évident, dailleurs, que légalité a lieu, du moment cettecongruence vient à exister.

I" exemple. Les problèmes sur les cycloides sont des exemples de mouvementsrelatifs de figures planes, dans lesquels les trajectoires polaires sont supposées don-nées. Lorsquun cylindre à base circulaire roule sur un plan, ce sont les sectionsnormales des deux figures qui se meuvent, deux à deux, dans un même plan ; lecercle IHJ et la droite AU, qu'on obtient ainsi, roulent l'un sur l'autre, et sont, parsuite, en même temps, les trajectoires polaires des deux figures et des éléments defigures qui peuvent se trouver reliés avec elles. Tons les points de PQ décrivent, parrapport a AU, des cyclo'ides, qui sont ordinaires, allongées ou raccourcies, suivantquils se trouvent sur la circonférence, à lextérieur ou à lintérieur; dun autrecôté, tous les points qui sont invariablement reliés à la droite Ali décrivent, par rap-port au cercle lQ, des développantes, lesquelles sont également ordinaires, allongéesou raccourcies, suivant que ces points se trouvent sur la droite , au-dessous ou au-dessus.