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RÉDUCTION DES TRAJECTOIRES POLAIRES.
trajectoires n’ont plus de points à l’infini et le tracé graphique,devenu extrêmement simple, présente de grands avantages à diverspoints de vue.
Les points à distance infinie peuvent, dans certaines circon-stances, être encore plus embarrassants que dans le cas précédent,où, grâce aux asymptotes, ils restent, à la rigueur, utilisables dansune certaine mesure. Ainsi, par exemple, si, dans le mécanismeprécédent, on vient à donner aux membres opposés la même lon-gueur (fig. 20), les lignes moyennes des quatre bras se trouventtonner un parallélogramme; les prolongements de ces lignes ne serencontrent plus alors qu’à l’infini, de telle sorte que les deux trn-jectoires polaires deviennent des courbes infiniment grandes, qiCilest impossible de tracer. La méthode de réduction, dont nous venonsde faire usage, fournirait, au contraire, dans ce cas, deux cerclestangents de même diamètre. Mais nous pouvons ici réaliser unmode de représentation encore plus intelligible. Dans ce but, despoints a et f, comme centres, avec un rayon plus petit que la moitié
de la distance de ces centres, décrivons deux cercles égaux etmenons-leur une tangente extérieure ik. Si nous laissons mainte-nant cette droite rouler sans glissement sur les deux cercles, pen-dant que ceux-ci tournent autour des centres a cl f, il est évidentque les cercles i et k se Irouvcjil avoir exactement le mouvemenlqui résulterait de la liaison des bras du parallélogramme, c’est-à-dire qu’ils tournent tous les deux dans le même sens et avec un