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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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DES MOUVEMENTS DANS LES COUPLES DEMBOITEMENT.

vemcnt les deux éléments que nous supposons convenablement ac-couplés, il continue à exister, entre ces deux éléments, le mouve-ment qui auparavant ôtait absolu ou considéré comme absolu pournous ; seulement, ce nest plus maintenant que le mouvement rela-tif de lun des éléments par rapport à lautre. Il devient, par suite,possible dintroduire, dans des chaînes cinématiques, les couples dé-léments que nous venons de trouver, et, dans ce cas, le mouvementrelatif des éléments accouplés se transforme en celui des membresde la chaîne cinématique reliés avec les éléments eux-mêmes.

II résulte de tout ce qui précédé que les trois couples demboîte-ment représentent les trois cas limites de la forme la plus généraledu mouvement relatif dont il a été question dans les §§ 12 et 13 ; enintervertissant lordre dans lequel ils ont été présentés, ils corres-pondent, en effet, aux trois mouvements suivants : un glissementpur et simple, une rotation simple autour d'un axe et, enfin, un glis-sement simple combiné à une rotation simple, proportionnelle auglissement.

Cest lun des côtés caractéristiques des couples demboîte-ment. Un autre caractère, également important, que nous avons déjàfait remarquer, sans y insister, tient à ce que, par la permutationde lélément fixe avec lélément mobile, il ne se produit aucunemodification dans le mouvement absolu engendré. Cette propriété,qui, dune manière générale, est la conséquence de légalité desaxoïdes, est dune importance cl dune valeur exceptionnelles pourla construction des machines. La permutation dun des élémentsdun couple avec son conjugué, au point de vue de la fixation, con-stitue ce que nous proposons dappeler U inversion du couple, etnous pouvons, dès lors, exprimer, comme il suit, la propriété dontil 'ienl dèlre question : Dans un couple d'emboîtement, l'inversiondes éléments ne produit aucune modification pour le mou vement en-gendré dans ce couple.

Ce théorème donne lieu, dans la pratique, à de nombreuses ap-plications. Lorsque, par exemple, on emploie une vis à tôle (fig. 44 a),au lieu dune vis ordinaire à écrou {fig- 44 ^)> on ne fait, en réa-lité, quune simple inversion du couple vis et écrou. Dans les rouesde voitures ordinaires, lessieu est fixé sur le corps môme de la voi-ture et la roue tourne sur cet essieu, par lintermédiaire du moyeu,corps creux qui lemboîte; dans les voilures de chemins de fer, aucontraire, 1 élément creux est fixé sur le bâti de la voiture, tandisque 1 essieu est relié invariablement à la roue et mobile avec elle.