COUPLES D'ÉLÉMENTS.
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doit être égal à quatre ( fuj. 91), de telle sorte qu’ici encore huitpoints d'appui sont nécessaires. Toutefois, deux couples de cespoints peuvent être ramenés à un seul point, comme dans le casde la fîg. 88, et on peut, dès lors, arriver, comme minimum, à sixpoints d'appui.
En résumé, pour les trois couples d’emboîtement, huit pointsd'appui, et même six seulement, en mettant à profit les points dou-bles, sont suffisants pour maintenir l'un des éléments dans la posi-tion qui, avec le couple complet, correspond à un nombre infini depoints d'appui.
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Couples supérieurs d’éléments.
Des considérations précédentes sur les appuis des ligures planesil résulte qu’on peut former des couples dans lesquels les liguressoient disposées de manière à ne pouvoir prendre aucun mouve-ment de translation, l’une par rapport à l’autre, sans être, pour cela,dépourvues de la faculté de rotation ; c’est précisément ce qui ar-rive lorsque les normales aux points d’appui (dont le nombre doitêtre alors de trois au moins) se coupenttoutes en un même point, comme l’indiquela fitj. 92 ; dans ce cas, il n’existe de facultéde rotation qu’aulour d’un seul point. Cettefaculté de rotation constitue une mobilitéd’une nature parfaitement déterminée et ex-clusive de tous les autres mouvements,c’est-à-dire précisément cette propriété quenous avons reconnue comme fondamentalepour deux corps susceptibles de former, par leur réunion, un coupled’éléments. Si maintenant un semblable couple de ligures est d’unenature telle qu’après l'accomplissement d’une rotation infinimentpetite autour du pôle Ü, l’appui ait encore lieu en trois points dontles normales se coupent toutes eu un nouveau point, et si cette pro-priété continue à se vérifier pour toutes les positions successives desdeux figures, il est évident quelles pourront servir à former leséléments d’un couple. 11 suffira, pour cela, par exemple, de con-