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GÉNÉRALISATION DES PROCÉDÉS PRÉCÉDENTS.
quelle, d’après ce que nous avons vu, est l’expression la plusgénérale de la machine, et qu’on y retrouve simplement le coupled’éléments. Il est, en effet, constamment question d’nn corps uni-que à soutenir, mais jamais d’un système de corps formant untout. Nous devons donc nous borner à ne voir que le couple d’élé-ments dans ces systèmes, bien que Laboulaye les déclare propres àfournir une expression générale de la machine. Mais quel est lecouple qui ne possède qu’un unique point fixe? Nous avons trouvéprécédemment (g 5, IV) qu’avec un seul point fixe le mouvementd’un corps est toujours essentiellement indéterminé et qu’il n’estpas possible, dans ce cas, de former un couple d’éléments desmo-dromique ou une chaîne de môme nature. Sans doute, Laboulayecite comme exemple le levier, qui a un mouvement oscillatoire etqui exécute, par suite, une rotation autour d’un axe ; son systèmelevier se trouverait alors correspondre à notre couple inférieurd’éléments n° 2 (g 15): « Corps de rotation avec sa forme en creux. »Seulement, d’après le § 20, un couple de ce genre exige, nonpas un seul point d’appui, mais bien six au moins ! On pourrait, à lavérité, objecter que le point, maintenu fixe, du système levier, appar-tient à un axe géométrique, de telle sorte que, pour s’exprimer d’unemanière plus rigoureuse, Laboulaye aurait dû (ou voulu) dire que deuxdes points de cet axe, qu’on peut concevoir, en quelque sorte, commeune idéalisation du corps, devaient être maintenus dans une posi-tion fixe, et que, dans une projection sur un plan normal à l’axe,ces deux points venaient se confondre en un seul. Mais telle ne peutpas avoir été l’intention de Laboulaye, puisqu’il dit précisément lamôme chose de son second système, le système tour, et qu’il nepeut, dès lors, avoir commis une pareille erreur d’exposition; d’unautre côté, c’est bien, en réalité, d’un corps qu’il veut parler etn on de sa représentation idéale par un axe. Tout ce qui est néces-saire pour empêcher les changements de position des deux pointsde cet axe géométrique l’est, également, comme nous l’avons vu,poui- le corps lui-mème ; nous savons que ce dernier doit avoir uneforme déterminée, et que, de plus, avec cette forme, il doit êtreappuyé en six points au moins. S’il s’agissait d’un seul point àmaintenir fi xe , le corps devrait avoir la forme d’une sphère, la-quelle exigerait au moins quatre points d’appui ; dans ce cas, il nese produirait un mouvement forcé qu’autant que le centre de lasphère ne pourrait pas changer de position ; tous les autres pointsseraient, par- cela môme, obligés de rester sur des surfaces sphéri-