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GÉNÉRALISATION DES PROCÉDÉS PRÉCÉDENTS.
l’absence de caractères distinctifs, susceptibles de délimiter nette-ment des choses essentiellement différentes ; il n’est cependant pasdouteux que cette délimitation était et devait être justement le butprincipal de la classification proposée.
Ce que nous venons de dire suffit évidemment pour montrer quece système de classification ne peut pas se soutenir et nous jugeonsinutile d’insister plus longuement sur ce point. Nous ne noussommes pas, du reste, proposé de faire une critique du traité deLaboulate, d’autant plus que cette critique devrait s’appliquer àd’autres auteurs, qui se sont approprié ses idées, sans les sou-mettre à un examen suffisamment approfondi. Je suis même très-loin d’admettre qu’on ne doive pas tenir grand compte des travaux decet investigateur, aux mérites duquel j’ai rendu justice dans l’Intro-duction. La critique serait, en outre, d’autant moins justifiée que,dans la partie de son ouvrage qui traite des applications, Labollayen’a, pour ainsi dire, pas tiré de conséquences des principes énon-cés, et qu’il a évité ainsi les graves erreurs auxquelles l’aurait con-duit l’application de ces principes. Je tenais seulement à montrersur quelles bases fragiles et peu sûres ôn a érigé ou cru pouvoirériger le grand édifice de la cinématique scientifique et à donnerainsi au lecteur une autre preuve palpable de la nécessité d’établir,sous forme d’axiomes, des principes fondés sur une méthode com-plètement rigoureuse et comprenant tous les cas particuliers, afind’arriver à des résultats qui soient à l’abri de toute objection.