ÉLÉMENTS CINÉMATIQUES DUCTILES. 177
autres, comme les voussoirs d’une voûte. Les fils métalliques ontégalement été utilisés d’une manière analogue.
Les organes de compression partagent, avec les couples infé-rieurs, la propriété de l’emboîtement ; toutefois, en ayant égard àla mobilité de leurs différentes parties, même des plus petites, ilconvient de les ranger dans la classe des couples supérieurs.
Si l’on compare les deux espèces de couples d’éléments aux-quelles nous a conduits ici la clôture de force, on reconnaît enlreelles une étroite parenté. La nécessité d’une clôture de force per-manente a pour résultat d’obliger à n’employer jamais ces organesque pour une direction de force déterminée, c’est-à-dire que lespremiers ne peuvent être utilisés que pour la traction seule et lesseconds pour la compression. En agissant de bas en haut sur lacorde, dans la fig. 126, on ne met pas le tambour en mouvement,de même qu’on n’arrive pas à déplacer le piston, dans la fuj. 128,en faisant écouler le fluide. Pour ces couples, la clôture n’exislc doncque d'un seul côté, c’est-à-dire qu’ils sont monocinéliques ; c’est làune propriété que nous retrouverons plus tard dans d’autres cou-ples. — Cette propriété est due à la souplesse de leurs plus petitesparties dans toutes les directions, à l’exception d’une seule ou, dumoins, d’un nombre très-limité. Dans les organes de compressionoù l’état d’agrégation n’existe pour ainsi dire pas, cette souplesseconstitue la fluidité, tandis que, dans les organes de traction, elleest très-convenablement désignée sous le nom de flexibilité. Cesdeux expressions peuvent, d’ailleurs, être remplacées par uneseule, celle de ductilité; ce qui nous permet d’adopter l’expressiond'éléments ductiles, pour désigner les organes de traction et decompression, lorsqu’ils servent à former des éléments cinématiques.
Enlre les deux catégories d’organes, il existe, en quelque sorte,la relation du positif au négatif, relation qui se manifeste, d’ail-leurs, immédiatement dans les directions de leurs forces de clôturerespectives. Le tuyau rempli d’eau de la fîg. 127 est précisémentl’opposé de la corde de traction de la fuj. 124; de même, le cylin-dre dont le piston est soumis, d’un côté, à la pression de l’eau(fig. 128), se trouve correspondre au tambour de la fi g. 120.
La tige hydraulique, dont l’usage s’est récemment introduit dansles pompes de mines, doit être considérée comme la contre-partie dela corde de traction. Il résulte de là que les organes de traction et decompression se complètent mutuellement, ce qui est logique, et ont,par suite, une valeur tout à fait équivalente dans la série des élé-
HEiaxjUX, U.NÉJUIlilUE.